Kinshasa, le 30 mai 2025 —
Alors que l’ancien président Joseph Kabila Kabange s’est exprimé publiquement avant son départ pour Goma, accusant Félix Tshisekedi d’avoir trahi l’accord FCC-CACH et d’avoir « débouché » les anciens partenaires politiques, cette sortie a ravivé les tensions au sein de la classe politique congolaise.
En réaction, Fiston Basubi, président national du parti République en Avant (R.A), actuellement en exil, a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « théâtre politique », visant directement les figures actuelles de l’Union Sacrée de la Nation. Pour lui, la déclaration de Kabila met en lumière une vérité que beaucoup feignent d’ignorer : l’Union Sacrée, le gouvernement, les institutions et même les FARDC sont composés à 85 % d’anciens kabilistes.
« Il est inutile pour les Muhindo Nzangi, Julien Paluku, Patrick Muyaya et autres de se livrer à des sorties médiatiques. L’histoire ne peut pas être falsifiée », a-t-il déclaré dans une vidéo relayée sur ses canaux de communication.
Fiston Basubi s’appuie notamment sur la vidéo récente du ministre Muhindo Nzangi, qui s’est exprimé dans la foulée de l’ancien président, pour fustiger l’opportunisme politique de ceux qui, selon lui, ont simplement changé de camp sans jamais renoncer à leur passé ni à leurs méthodes.
« Hier du FCC, aujourd’hui de l’Union Sacrée. Qui veut tromper qui ? », s’interroge-t-il, soulignant que même au sein de l’UDPS, à Limete, la 10e Rue est agitée par des militants frustrés, témoins de ce recyclage politique.
Cette déclaration fracassante intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des repositionnements et des règlements de comptes post-FCC-CACH, alors que Joseph Kabila lui-même semble vouloir réactiver sa présence politique depuis l’est du pays.

