Depuis le 18 décembre 2024, plus aucune nouvelle du pasteur Ngoy Mulunda Nyanga, Surintendant de la Nouvelle Église Méthodiste. Sa famille, ses avocats et ses fidèles sont plongés dans l’angoisse. Le silence des autorités Congolaises, malgré les appels répétés à la transparence, fait planer un lourd soupçon d’enlèvement et de détention arbitraire.
Dans un communiqué rendu public, le Patriarche Emmanuel Ngoy Mulunda tire la sonnette d’alarme. Il affirme que le pasteur aurait été enlevé depuis la Zambie et serait détenu, selon des sources jugées crédibles, dans les locaux de la DEMIAP (Détection Militaire des activités anti-patrie), un service de renseignement militaire redouté en RDC. Les conditions de sa détention restent inconnues, tout comme les charges qui pourraient lui être reprochées.
« À ce jour, ni sa famille ni ses avocats n’ont pu établir le moindre contact avec lui », déplore le Patriarche, dans un ton grave.
Ce silence officiel et cette opacité alimentent les craintes de violations des droits humains. Plusieurs organisations de la société civile et de défense des libertés fondamentales s’élèvent pour exiger des réponses. Pour elles, cette affaire dépasse le cadre individuel : elle interroge les pratiques sécuritaires, le respect du droit à un procès équitable, et l’état de droit en République Démocratique du Congo.
« Un père de famille doit pouvoir bénéficier de ses droits inaliénables : voir ses proches, consulter ses avocats et être présenté devant un juge », insiste Emmanuel Ngoy Mulunda dans son message.
Alors que l’inquiétude enfle dans les milieux religieux et parmi les défenseurs des droits humains, la pression monte sur les autorités congolaises. La famille du pasteur, soutenue par plusieurs voix nationales et internationales, demande une clarification immédiate sur son sort. Transparence, justice et respect des droits fondamentaux sont désormais les maîtres mots de ce combat pour la vérité.
Diddy MASTAKI

