Le processus électoral pour la désignation des Bourgmestres, Bourgmestres adjoints, Maires des Villes et Conseillers urbains entre dans sa phase décisive. Le Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur, Shabani Lukoo Bihango, a officiellement saisi la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) pour la mise en œuvre de ces scrutins locaux, conformément aux instructions du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans une correspondance datée du 10 juin 2025 et adressée au président de la CENI, le VPM de l’Intérieur rappelle la ferme volonté du Chef de l’État, exprimée lors du 45ᵉ Conseil des ministres, de parachever l’installation des animateurs légitimes des Entités Territoriales Décentralisées, notamment les Communes et les Villes.
« J’en appelle à votre promptitude pour contacter, sans délai, vos partenaires traditionnels du Gouvernement », écrit le ministre, insistant sur l’urgence d’assurer une gouvernance de proximité plus efficace dans les centres urbains du pays.
La relance de ces élections locales, longtemps attendues, s’inscrit dans la vision du gouvernement de consolider la décentralisation et d’améliorer les services publics au niveau local. Les dernières consultations de ce type remontent à plusieurs années, laissant la plupart des communes et villes sous gestion intérimaire ou administrative.
Pour les observateurs, cette annonce marque un tournant important dans la quête de stabilité institutionnelle au niveau local. Les bourgmestres, maires et conseillers élus auront la lourde mission de répondre aux défis de gouvernance urbaine, dans un contexte de forte pression démographique, de pauvreté urbaine croissante et de besoins accrus en infrastructures de base.
Les attentes sont élevées, tant du côté des citoyens que des partenaires techniques et financiers, qui voient dans cette réforme un levier essentiel de développement et de redevabilité.
Joël

