Massacres en Ituri : Iracan dénonce un silence médiatique « complice » et appelle à la responsabilité nationale

Le député national élu de Bunia-ville et candidat à la présidentielle de 2028, l’honorable Iracan Unen Gratien de Saint-Nicolas, a vivement dénoncé le silence persistant des médias nationaux et internationaux face aux massacres en cours dans le territoire de Djugu, en Ituri, où des crimes de masse sont signalés depuis plus d’une semaine.

Dans un communiqué de presse daté du 21 juillet 2025, le député évoque une situation alarmante marquée par « des civils abattus à bout portant, des églises profanées, des villages entiers incendiés, des femmes et enfants déplacés, et des communautés abandonnées dans les larmes ». Il déplore un mutisme médiatique assourdissant : aucune alerte humanitaire, aucune couverture spéciale ni reportage de terrain n’ont été diffusés sur les chaînes publiques ou privées.

« Ce silence est une complicité morale », affirme-t-il, s’insurgeant contre le fait qu’il faille « payer une rédaction ou un influenceur pour relayer une information aussi grave ». Pour lui, la tragédie que vit l’Ituri dépasse le cadre médiatique : « C’est une urgence nationale, une crise humanitaire, une question de vie ou de mort », alerte-t-il.

Dans sa déclaration, l’honorable Iracan en appelle à la conscience professionnelle de la presse congolaise. Il interpelle nommément les chaînes publiques nationales, les médias en ligne, les radios locales ainsi que les influenceurs et personnalités publiques actives sur les réseaux sociaux afin qu’ils brisent le silence et relaient la détresse d’un peuple « massacré et dépouillé de tout sens de dignité humaine ».

Cette sortie intervient alors que de nombreuses voix de la société civile, en Ituri et à Kinshasa, exigent depuis plusieurs jours une réponse d’urgence des institutions nationales et internationales face à ce qu’elles qualifient de « nettoyage ethnique » silencieux.

Il sied de noter que la province de l’Ituri, en proie à des violences récurrentes, est depuis plusieurs années le théâtre de conflits meurtriers impliquant divers groupes armés. Les appels à la paix et à la protection des civils y restent souvent lettre morte.

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