Massacres en Ituri : Iracan dénonce un silence médiatique « complice », Robert Angupi appelle à l’unité et à la vigilance

Face à l’intensification des violences dans le territoire de Djugu, en Ituri, le député national élu de Bunia-ville, Iracan Unen Gratien de Saint-Nicolas, candidat à la présidentielle de 2028, a tiré la sonnette d’alarme ce lundi dans un communiqué datait de ce 21 juillet 2025 dénonçant le silence des médias nationaux et internationaux qu’il qualifie de « complicité morale ».

Depuis plus d’une semaine, des crimes de masse y sont rapportés : des civils exécutés à bout portant, des églises profanées, des villages incendiés, des femmes et enfants déplacés, et des communautés entières laissées à leur sort. Pourtant, regrette-t-il, aucun flash d’info, aucune couverture spéciale ni même d’alerte humanitaire n’a été enregistrée dans les grands médias publics ou privés.

« Ce que vit l’Ituri n’est pas une option médiatique, c’est une urgence nationale », a martelé Iracan, estimant immoral de « conditionner la souffrance d’un peuple à un tarif de diffusion ou à une visibilité sponsorisée ».

Dans la foulée, l’honorable Robert Angupi, député national élu d’Aru, s’est également exprimé sur la gravité de la situation. Il appelle la population à l’unité, à la vigilance et à la solidarité face à une tragédie qui gangrène toute la province de l’Ituri. « Malgré les dialogues tenus le mois précédent, les groupes armés continuent de massacrer nos populations en toute impunité », a-t-il dénoncé, pointant l’inefficacité des mesures prises jusqu’ici.

Les deux élus exhortent les autorités à des actions concrètes et urgentes, mais surtout interpellent la presse congolaise. Iracan, dans son communiqué, s’adresse particulièrement :

aux chaînes publiques nationales (RTNC, Radio nationale, etc.),

aux médias en ligne et radios locales,

aux influenceurs et figures publiques actives sur les réseaux sociaux.

Ils appellent tous ces acteurs à relayer massivement la situation dramatique en Ituri, afin de rompre l’indifférence ambiante et de mobiliser une réponse nationale et internationale.

Il sied de noter que l’Ituri reste l’une des provinces les plus instables du pays, en proie à une insécurité persistante malgré les efforts de dialogue et les opérations militaires sporadiques. Pour les élus locaux, seul un sursaut collectif permettra de freiner l’agonie d’une province qui saigne en silence.

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