Le 02 août marque la Journée nationale de commémoration du génocide consécutif à la guerre des six (06) jours à Kisangani, survenue en juin 2000 dans la province de la Tshopo. Ce conflit sanglant, qui avait opposé sur le sol Congolais les armées Rwandaise et Ougandaise, a causé des milliers de morts et des destructions massives, laissant des cicatrices profondes dans la mémoire nationale.
À l’occasion de cette journée, le député Robert Angupi, élu d’Aru (province de l’Ituri), a livré un message fort à la presse. Tout en rappelant que l’Ouganda continue d’honorer les indemnités imposées par la Cour internationale de justice, il s’est indigné du silence autour du Rwanda.
« Pourquoi le Rwanda et ses dirigeants ont-ils été mis hors de cause ? Si la justice humaine échoue, seule la condamnation divine s’imposera », a-t-il lancé.
Ce député a également dénoncé l’attaque récurrente de l’information et la tendance à minimiser ou réécrire l’histoire de ce drame, estimant que cela fragilise la mémoire collective et trahit la vérité historique.
« La désinformation est une autre forme d’agression, elle tue la mémoire et empêche la justice », a-t-il averti.
Tout en invitant la population de l’Est à rester calme et solidaire, il a insisté sur la vigilance nationale : « Ce n’est pas seulement l’affaire de Kisangani, c’est l’affaire de toute la Nation, de tous ceux qui aspirent à la paix et à la dignité ».
Enfin, il a exhorté la communauté internationale à reconnaître pleinement la souffrance du peuple congolais et à soutenir les efforts pour la paix, la justice et la stabilité durable dans la région.

