Dans une tribune publiée ce jeudi 04 septembre 2025 par le ministère de l’Économie nationale et signée par son conseiller en communication, Rombaut Kasongo Mabia, le gouvernement congolais a tenu à éclairer l’opinion publique sur la question des pertes et manques à gagner dans le secteur pétrolier, objet de nombreuses polémiques médiatiques.
Des accusations sans fondement
Dans cette tribune, le ministère relève que certains articles, relayés par plusieurs médias, « accusent faussement l’administration économique de manipuler les chiffres ou d’aligner des sociétés fictives ». Le document insiste que ces allégations sont « sans aucun fondement » et visent uniquement à « ternir l’image de ceux qui œuvrent pour l’émergence économique et sociale de la RDC ».
Un héritage lourd, une réforme historique
La tribune rappelle qu’« à son arrivée, le Vice-Premier ministre Daniel Mukoko Samba a hérité d’une dette de 287 millions USD au titre des pertes et manques à gagner ». Mais, poursuit le texte, « grâce à une gouvernance rigoureuse et à la transparence imposée dans la gestion de ce dossier, cette enveloppe a été réduite à 31 millions USD en 2024, soit une réduction historique ».
Un processus encadré par la loi
Le ministère insiste que « la certification des pertes et manques à gagner est menée par un Comité interinstitutionnel réunissant la Présidence de la République, la Primature, les ministères de l’Économie, des Finances, des Hydrocarbures, la Banque Centrale, la DGDA, la FEC ainsi que les sociétés pétrolières ».
Le document précise également que « le calcul est défini par l’Arrêté interministériel N°008/CAB/VPM/MIN/ECONAT/2024, lequel indique clairement les formules et les conditions d’éligibilité ».
Résultats pour l’État et les citoyens
Selon la tribune, « le mécanisme de certification aboutit soit au remboursement par l’État aux sociétés pétrolières, soit au paiement des gains dus à l’État par ces sociétés ».
Cette méthode, ajoute le texte, « permet d’alléger la dépense publique, de sécuriser les finances de l’État et de protéger le pouvoir d’achat des Congolais », en rappelant notamment « la baisse des prix du carburant intervenue depuis le 2 octobre 2024 ».
Engagement pour la transparence
Le ministère conclut que « toutes les informations liées à la certification sont publiques, vérifiables et approuvées par toutes les parties impliquées », soulignant que « la rigueur de cette méthodologie rend impossible toute manipulation des chiffres ».
Enfin, la tribune affirme que « cette réforme s’inscrit dans la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi, qui a instruit le gouvernement de verrouiller les trous économiques et de stabiliser les prix des produits stratégiques ».

