Haut-Katanga : la FOBAC dénonce une tentative de revente irrégulière de la société CAM RESSOURCES à Likasi

Dans la ville de Likasi, au cœur de la province du Haut-Katanga, une affaire judiciaire autour de la société CAM RESSOURCES continue de susciter des inquiétudes. La Fondation Bahati Christian (FOBAC), par le biais de son coordonnateur Christian Bahati, dénonce des manœuvres frauduleuses orchestrées par un réseau mafieux se présentant comme investisseurs étrangers, visant à dépouiller l’investisseur congolais Jonathan MUKENDI, véritable adjudicateur de cette entreprise.

Une décision controversée du TGI de Likasi

Dans son communiqué N°01/FOBAC/2025 daté du 5 septembre 2025, la FOBAC s’insurge contre l’ordonnance N°043/2025 du Tribunal de grande instance de Likasi, estimant qu’elle ouvre la voie à une revente irrégulière de l’entreprise au profit d’intérêts étrangers, au détriment de l’adjudicateur congolais.

M. Jonathan MUKENDI a été reconnu adjudicateur par le même tribunal après avoir payé 600.000 dollars sur les 2.000.000 $ exigés pour l’achat de l’entreprise. Cette somme, selon l’ordonnance, devait servir au paiement des agents et à celui de la SOFIDE SA, désignée comme créancière privilégiée.

L’entrée en scène de faux investisseurs

Quelques temps après, un groupe d’individus se présentant comme des investisseurs américains s’est rapproché de M. MUKENDI pour un prétendu partenariat. Ils lui ont accordé une somme de 600.000 $ comme garantie, en promettant que cet argent serait récupéré en fonction des bénéfices générés par l’entreprise.

Mais très vite, les ennuis ont commencé. Ces mafieux, usant de fausses identités, ont tenté à plusieurs reprises de vendre irrégulièrement l’entreprise sans l’accord de M. MUKENDI.

La dénonciation de Christian Bahati

Dans l’une de leurs manœuvres, ces individus ont approché l’entreprise dirigée par Christian Bahati pour un éventuel rachat. Mais ce dernier, après avoir pris le temps de lire et comprendre le dossier, a immédiatement dénoncé leur manière d’agir.

Cette dénonciation courageuse a toutefois fait de lui la cible de ces malfrats et de leurs complices, qui l’ont faussement accusé d’escroquerie et d’usurpation d’identité, allant jusqu’à le menacer de mort.

Une instrumentalisation des décisions judiciaires

Selon la FOBAC, ces malfrats sont allés plus loin, en instrumentalisant certaines décisions judiciaires pour tenter d’obtenir une revente irrégulière de CAM RESSOURCES, dans le dos de l’adjudicateur légal, M. Jonathan MUKENDI.

La dénonciation et l’appel de la FOBAC

Sur cette base, la Fondation Bahati Christian dénonce :

« Une énième tentative de ce réseau malfrat de revendre de manière irrégulière CAM RESSOURCES », souligne la FOBAC.

« La prise d’ordonnance portant revente alors que l’entreprise a un propriétaire qui n’a pas donné son accord », insiste-t-elle.

« La prise de position du tribunal qui défavorise un citoyen congolais au profit d’un groupe étranger, dont les intentions risquent de saper les efforts du Chef de l’État pour la valorisation des investisseurs locaux », ajoute le communiqué.

« L’influence politique derrière cette décision de justice, qui va à l’encontre de la décision initiale portant désignation de l’adjudicateur sans l’annuler », poursuit la FOBAC.

« Les menaces de mort et autres intimidations dont est victime M. Christian Bahati, qui dénonce l’injustice autour de cette affaire », conclut la Fondation.

Un appel aux plus hautes autorités

Face à cette situation, la FOBAC fait appel :
« Au Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, à s’impliquer personnellement dans ce dossier, car il en va de la protection des investisseurs nationaux et de l’image même de la justice congolaise », martèle la Fondation.

« Au Président a.i. du Tribunal de grande instance de Likasi, à revoir sa décision qui ne respecte pas l’ordonnance initiale et va à l’encontre des intérêts du véritable adjudicateur », ajoute-t-elle.

Une conviction réaffirmée

Enfin, la Fondation Bahati Christian réaffirme sa position :
« Nous restons convaincus que la justice congolaise va finir par triompher dans cette affaire et que M. Jonathan MUKENDI sera rétabli dans ses droits légitimes », conclut Christian Bahati, coordonnateur de la FOBAC.

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