À Uvira, dans le Sud-Kivu, la nomination du général Olivier Gasita à la tête des opérations et du renseignement militaire suscite une vive réprobation de la part de la population et des combattants Wazalendos, alliés des FARDC. Ces derniers demandent au Président de de la République de reconsidérer cette décision, explicitant leur méfiance envers un officier qu’ils jugent compromis.
À cela, le porte-parole des FARDC, le général Sylvain Ekenge, oppose une réponse ferme : « Le général Gasita a été nommé sur décision de la haute hiérarchie. Il a le total soutien des Forces Armées, il a le total soutien des autorités, et surtout des autorités militaires », ajoute-t-il en soulignant qu’« il est un patriote qui ne va jamais se compromettre ».
Manifestations, blocages et impact localLa tension s’est cristallisée dans la rue, jeudi 04 septembre, des affrontements ont éclaté, causant des blessures, certaines devenues mortelles, parmi les civils, dont des conducteurs de moto-tricycles, et entraînant l’érection de barricades sur l’axe stratégique de Kilomoni, entravant les échanges avec le Burundi.
Par ailleurs, le général William Yakutumba, figure emblématique des Wazalendos, a mis en garde les autorités : « Si Uvira tombe, c’est toute la RDC qui tombera. Nous, les Wazalendos, affirmons clairement que le général Gasita ne sera pas accepté ici à Uvira ».
Enjeux stratégiques et voie de sortieLa crise illustre la fragilité de l’alliance entre les FARDC et les forces d’autodéfense locales dans un contexte toujours menacé par l’offensive du M23.
Le maire adjoint d’Uvira, Kifara Kapenda, a, quant à lui, appelé à la fin des manifestations et a convoqué une réunion d’urgence le vendredi 05 septembre pour examiner les revendications et proposer des solutions.

