Quelques heures après le verdict historique condamnant Joseph Kabila à mort et à verser 30 milliards de dollars à l’État congolais, le Front Commun pour le Congo (FCC), plateforme politique dont il est l’autorité morale, a publié un communiqué signé par Raymond Tshibanda N’Tungamulongo, président de la cellule de crise.
Le FCC estime que « depuis près de quatre ans, le FCC n’a cessé de dénoncer, sans être démenti par les faits, la restauration de la dictature et l’instrumentalisation croissante, tant de la justice que de la puissance publique à des fins politiques, dans notre pays. C’est donc sans surprise que le FCC a suivi, il y a peu, le dernier acte de la tragicomédie qui se jouait depuis quelques mois à la Haute Cour Militaire. Chronique d’un meurtre annoncé, écrite par celui qui, se rêvant en Monarque absolue, a fait le pari de gouverner notre beau et grand pays par la terreur. »
Pour le FCC, ce verdict dépasse le cas de Joseph Kabila
Le communiqué affirme qu’« au terme d’une procédure illégale de bout en bout, la condamnation n’est pas seulement celle d’un homme, ancien Président de la République soit-il. C’est aussi et surtout celle de l’État de droit et de toutes les conquêtes démocratiques obtenues de haute lutte par notre peuple depuis bientôt deux décennies. C’est en cela qu’elle est inacceptable. C’est pour cela qu’elle doit et sera combattue. Sans répit. Avec détermination. Jusqu’à ce que la tyrannie soit vaincue. Et elle le sera ! Ce n’est pas une option. C’est un devoir constitutionnel. »
Cette réaction marque une nouvelle étape dans la confrontation politique entre le FCC et le pouvoir en place, dans un climat tendu où la justice, la sécurité et la démocratie se trouvent au cœur des débats.

