Le président national du parti ENVOL, Delly Sesanga, s’insurge contre la récente décision du gouvernement congolais de suspendre les activités des partis politiques PPRD, PISTE, ATD, LGD et AAP, la qualifiant de « dérive autoritaire inacceptable ».
Dans une déclaration politique rendue publique le 31 octobre 2025, l’opposant estime que cette mesure constitue « une atteinte grave au pluralisme politique et aux libertés publiques », piliers fondamentaux de toute démocratie. Il souligne qu’une telle décision, « brutale, arbitraire et politiquement orientée », interroge sur le respect du Pacte républicain et des principes constitutionnels garantis par la Constitution du 18 février 2006.
« La simple participation de certains membres d’un parti à une réunion ne saurait justifier la suspension d’une formation politique entière », a martelé Delly Sesanga, rappelant que toute restriction à la liberté d’association ne peut se faire que sous le contrôle du juge compétent.
Selon lui, cette décision traduit une volonté manifeste d’intimider l’opposition et de rétrécir l’espace démocratique au moment où le pays a plus que jamais besoin d’un débat politique ouvert pour relever les défis de la gouvernance.
Dans sa déclaration, le président d’ENVOL appelle la Cour constitutionnelle et les institutions garantes de la République à intervenir pour faire respecter la loi. Il exhorte également les Congolaises et Congolais à demeurer vigilants et mobilisés face à ce qu’il qualifie de « tentative de régression démocratique et de dérive dictatoriale ».
« Nous devons défendre ensemble la liberté d’expression, de réunion et le pluralisme politique, valeurs sacrées de notre République », a insisté Delly Sesanga.
Cette sortie intervient dans un climat politique déjà tendu, marqué par des tensions entre le pouvoir et plusieurs figures de l’opposition qui dénoncent un resserrement de l’espace civique à l’approche des grands rendez-vous politiques à venir.
Diddy MASTAKI

