Sur instruction du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur a ordonné, le 05 novembre 2025, la suspension de toutes les motions et pétitions au sein des assemblées provinciales. Cette mesure, présentée comme une réponse à la fragilisation du fonctionnement institutionnel, vise à restaurer la stabilité politique dans un contexte sécuritaire tendu.
Le gouvernement a ainsi invité les provinces à adopter une résolution « suspendant les pétitions et les motions pendant cette période de guerre », soulignant que cette trêve politique doit permettre de concentrer les énergies sur la cohésion nationale et la sécurité intérieure.
Ce rappel fait suite à une correspondance du 28 octobre 2025, dans laquelle le Président de la République, par l’entremise de son Directeur de cabinet, avait dénoncé « une tendance à déstabiliser les institutions provinciales à travers des motions dirigées contre les Exécutifs provinciaux ».
Il avait également précisé que « cette dynamique apparaît en inadéquation non seulement avec les instructions données lors de la 44e réunion du Conseil des ministres, mais également avec les engagements expressément souscrits par les animateurs concernés ».
En privilégiant un encadrement strict de l’usage des motions, la présidence veut éviter les blocages politiques répétés observés dans certaines provinces et garantir la continuité de l’action publique dans un contexte de guerre et de réformes institutionnelles.

