RDC : « L’activisme pour la défense des droits de l’homme a changé de visage » selon Christian Bahati

Depuis 2018, l’activisme pour la défense des droits de l’homme en RDC semble avoir marqué le pas. Selon Christian Bahati, analyste politique et président de la fondation Fobac, « L’activisme pour la défense des droits de l’homme en RDC a connu une baisse de régime depuis 2018 ». Les organisations qui étaient très visibles sous le régime Kabila ont adopté un profil plus discret, reflétant l’évolution du contexte politique, sécuritaire et économique.

Cette prudence s’inscrit dans un paysage marqué par des crises locales et régionales, la nécessité de s’adapter aux priorités de l’État et aux enjeux sécuritaires persistants, ainsi que par la complexité des attentes des populations congolaises. L’observation de ces dynamiques laisse entrevoir un activisme différencié selon les contextes régionaux et les intérêts politiques.

Pour Bahati, « Il parait donc évident que les congolais sont en face d’un activisme à deux vitesses, selon que le PR est originaire de tel ou tel autre coin du pays ».

Cette analyse suggère que l’engagement citoyen et la visibilité des ONG sont fortement influencés par des facteurs politiques et stratégiques.

Dans ce cadre, les défis sécuritaires, économiques et sociaux de la RDC restent des éléments déterminants pour comprendre la posture actuelle des structures de la société civile et leur capacité à influencer le débat public

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