RDC : Martin Fayulu rejette l’accord-cadre de Doha et appelle à un dialogue national inclusif

Le candidat Président de la coalition Lamuka, Martin Fayulu, a vivement réagi à la signature, le 15 novembre 2025 à Doha, d’un accord-cadre entre le gouvernement Congolais et le mouvement armé M23/AFC. Pour lui, ce texte signé au Qatar ne représente ni une avancée politique, ni une voie crédible vers une paix durable dans l’est de la République démocratique du Congo.

Dans une déclaration publiée ce dimanche, Fayulu affirme « haut et fort » que le document conclu à Doha « ne saurait constituer la base d’un accord de paix durable ». Selon lui, les négociations menées dans la capitale qatarie devaient se limiter à deux axes majeurs : la mise en œuvre intégrale de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations unies et la définition des modalités du cessez-le-feu, dans un cadre strictement technique.

L’opposant déplore que ces discussions aient abouti, selon lui, à « un accord d’abdication » susceptible de « mettre en péril l’avenir de nos enfants ». Il estime que l’État congolais ne doit pas entrer dans une logique qui légitimerait un mouvement armé soutenu de l’extérieur et responsable de graves violations des droits humains.

Appel à Félix Tshisekedi pour une « cohésion véritable »

Dans la seconde partie de sa déclaration, Martin Fayulu s’adresse directement au chef de l’État, Félix Tshisekedi, récemment désigné président en exercice de la CIRGL. Il l’appelle à « œuvrer pour la cohésion nationale », qu’il juge indispensable dans ce contexte de crise sécuritaire persistante.

Cependant, pour M. Fayulu, cette cohésion ne peut naître que d’un dialogue national inclusif, réunissant toutes les forces vives du pays. Il considère que seule une telle démarche peut aboutir à un consensus national sur la gouvernance, la sécurité et le processus électoral.

Un contexte politique et sécuritaire sous tension

L’intervention de Fayulu intervient dans un moment délicat pour Kinshasa : l’armée Congolaise reste engagée sur plusieurs fronts dans l’est du pays ; la signature de Doha divise la classe politique ; et les attentes autour du rôle de Félix Tshisekedi à la tête de la CIRGL sont élevées, notamment en matière de diplomatie régionale.

Dans ce climat, l’appel à un dialogue inclusif résonne comme une mise en garde contre toute dérive politique ou institutionnelle susceptible d’aggraver les tensions internes.

Diddy MASTAKI

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