Dans un message diffusé à l’occasion de l’émission « Le Dialogue », Moïse Katumbi, figure de l’opposition et candidat à la dernière présidentielle, dresse un tableau sévère de la situation du pays. Selon lui, le pays est en proie à une crise multidimensionnelle, allant de la violence persistante de groupes armés à l’Est et des conflits comme ceux des Mobondo dans le Kwango, aux catastrophes naturelles et à l’insécurité urbaine.
Il accuse le pouvoir en place d’être défaillant, laissant, selon ses termes, une population « abandonnée ». Cette analyse impitoyable cadre le contexte d’un pays sous tension permanente, où la légitimité et la capacité des institutions à assurer la sécurité et les services de base sont ouvertement contestées par ses détracteurs.
Face à ce constat, M. Katumbi place tous ses espoirs dans la tenue d’un dialogue inclusif, qu’il présente comme une urgence humanitaire et politique.
Le leader de « Ensemble pour la Republique », remet en cause l’efficacité des accords passés, comme celui de Doha, et prône une médiation pilotée par des institutions ecclésiales locales, la CENCO et l’ECC.
« Le dialogue va nous permettre d’économiser beaucoup d’argent, surtout de sauver des vies », affirme-t-il, insistant sur la nécessité de prioriser le sort des civils.
Rejetant l’idée que cette démarche serait motivée par des ambitions personnelles, il conclut par un appel à la responsabilité collective : « Ce que nous demandons, c’est le respect de notre peuple, un peuple qui souffre, un peuple abandonné. Ayons un peu d’amour pour notre population ».
Ses propos posent la question de l’existence d’une volonté politique commune pour endiguer la crise, au-delà des clivages partisans.

