La capitale Congolaise accueille cette semaine un atelier national consacré au Régime commercial simplifié (RECOS) et au commerce multilatéral, réunissant des délégations de cinq provinces : l’Ituri, le Haut-Katanga, le Lualaba, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Les ministères provinciaux de l’Économie et du Commerce, ainsi que les Chefs de Division du Commerce extérieur, prennent part à ces travaux destinés à renforcer leurs capacités en matière de commerce international.
Le RECOS, rappelle le ministère du Commerce extérieur, est un mécanisme conçu pour faciliter les échanges des petits commerçants transfrontaliers, en particulier les femmes, les jeunes et les opérateurs identifiés dont les activités portent sur des produits d’origine non soumis aux droits de douane. L’objectif est double : lutter contre la contrebande et encourager un commerce licite, simple et rapide.
Selon les autorités, un arrêté interministériel a été récemment signé avec le ministre des Finances afin de fixer le plafond du commerce transfrontalier à 500 dollars par jour, une mesure censée structurer les flux et garantir la protection de ceux qui vivent du petit commerce.
La diplomatie commerciale congolaise au cœur des discussions
Profitant de cet atelier, les autorités ont abordé un thème d’actualité : la diplomatie commerciale congolaise à l’ère de la conquête des marchés régionaux et internationaux. Celle-ci repose sur quatre piliers stratégiques dont la diversification économique ; ouverture à de nouveaux marchés et nouveaux partenaires ; développement des chaînes de valeur locales et régionales ; amélioration des infrastructures de qualité afin de renforcer la compétitivité des produits congolais
Un programme orienté sur l’intégration régionale et les normes internationales
Les participants passeront en revue plusieurs thématiques majeures du commerce mondial, notamment : les mécanismes du système commercial multilatéral (OMC, CCI, CNUCED, CNUDCI) ; le fonctionnement des zones de libre-échange ; les obligations liées à l’Accord sur la facilitation des échanges ; et les modalités pratiques du Régime commercial simplifié, pierre angulaire du commerce transfrontalier pour les petits opérateurs.
Selon les organisateurs, cet atelier vise à outiller les provinces afin qu’elles jouent pleinement leur rôle dans la mise en œuvre des politiques commerciales, dans un contexte marqué par la montée en puissance de l’intégration économique régionale.
Diddy MASTAKI

