Le Burundi a porté devant le Conseil de sécurité des Nations-Unies une attaque à la bombe survenue le 04 décembre 2025 sur son territoire, qu’il attribue au Rwanda. L’explosion, enregistrée dans la commune de Chili-Toquer, a fait une femme et un enfant blessés, selon les autorités burundaises.
Devant les quinze membres du Conseil, le représentant de Bujumbura a dénoncé une violation grave de l’intégrité territoriale du Burundi, qualifiant l’incident de provocation susceptible de compromettre la stabilité régionale déjà fragilisée par les conflits dans la région des Grands-Lacs.
« La retenue a ses limites. La poursuite de telles actions rendrait extrêmement difficile l’évitement d’une escalade directe », a averti le diplomate, soulignant que son pays ne saurait accepter des attaques répétées contre son territoire et sa population civile.
Le Burundi a rappelé qu’il se réserve le droit de recourir à la légitime défense, conformément à l’article 51 de la Charte des Nations Unies, tout en réaffirmant son engagement en faveur de la paix et de la sécurité régionales. Le représentant burundais a également mis en avant le rôle joué par son pays dans les missions internationales de maintien de la paix.
Bujumbura a enfin appelé la communauté internationale à une réponse ferme et coordonnée face aux violations transfrontalières, estimant que la stabilité du Burundi est indissociable de la recherche d’une paix durable dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Diddy MASTAKI

