Le mercredi 17 décembre 2025, le tribunal militaire de Bamako a procédé à l’inculpation de quatorze personnes impliquées dans une présumée tentative de déstabilisation de l’État malien, marquant une avancée significative dans une enquête ouverte suite au communiqué gouvernemental n°077 du 14 août 2025.
Les accusés, dont les identités ont été révélées publiquement Saibou Keïta, Mamadou dit Tiékoro Diarra, Mohamed Ouattara, Amadou Bouba Coulibaly, Sungalo Diop, Baba Dambélé, Nema Sagara, Abass Dembélé, Sékou Amadou Fane, Amadou Keïta, Magassy Tounkara, Boukari Karakodjo, Moro Sidibé et Yakouba Kodjo ont comparu dans une salle d’audience solennelle, ornée de l’emblème de la République du Mali et d’une balance symbolisant la justice, entourés de militaires en tenue et de caméras documentant la procédure. Cette affaire, qui implique des militaires et des civils, s’inscrit dans un contexte de tensions internes au sein des forces armées, avec des arrestations massives survenues en août pour complot présumé contre les institutions de la Transition.
Les chefs d’accusation retenus sont particulièrement graves, incluant le complot contre le commandement, l’association de malfaiteurs, la tentative d’emploi illégal de la force armée, l’attentat contre la Constitution, la tentative de trahison, d’assassinat, ainsi que la violation de consignes et l’incitation à des actes contraires à la discipline.
Parmi les inculpés, les généraux Abass Dembélé et Nema Sagara, déjà mis en examen en novembre pour atteinte à la sûreté de l’État et radiés de l’armée en octobre, font partie d’un groupe plus large où neuf officiers supérieurs ont récemment saisi la Cour suprême pour contester leur radiation, arguant d’irrégularités procédurales.
Le Procureur de la République a affirmé que l’enquête se poursuivra dans le respect des lois, avec des mesures pour préserver l’ordre public, soulignant l’engagement des autorités maliennes à combattre l’impunité dans un climat régional marqué par des défis sécuritaires persistants.

