L’ancien Président Burkinabè Paul-Henri Damiba a été expulsé du Togo, où il se trouvait en exil, suite à des accusations selon lesquelles il aurait tenté d’organiser un coup d’État contre le chef de la junte au pouvoir, Ibrahim Traoré.
Selon les autorités sécuritaires Burkinabè, le complot a été déjoué avant qu’il ne puisse être exécuté, évitant ainsi des attaques contre des institutions gouvernementales et des cibles stratégiques du pays. Les forces de sécurité ont révélé que les enquêtes se basent sur des communications interceptées et sur la détection de financements provenant de l’étranger, attestant de la planification avancée du projet de renversement.
En plus des accusations de tentative de coup d’État, Damiba fait désormais face à des charges pour corruption et malversations financières, ajoutant une dimension judiciaire à la crise politique dans laquelle il est impliqué.
Cette affaire souligne la fragilité persistante du paysage politique Burkinabè, marqué par des rivalités internes, des transitions militaires successives et des tentatives de prise de pouvoir violentes. Depuis son renversement en janvier 2022 par la junte dirigée aujourd’hui par Ibrahim Traoré, Paul-Henri Damiba vit en exil, mais son influence et ses réseaux restent scrutés de près par les services de sécurité.
Le gouvernement Burkinabè a appelé à la vigilance et à la coopération régionale pour empêcher toute tentative de déstabilisation, soulignant que la protection des institutions et la sécurité des citoyens restent une priorité absolue.
Les prochaines semaines seront cruciales pour suivre l’évolution judiciaire de Paul-Henri Damiba et pour observer comment Ouagadougou et ses partenaires régionaux géreront les répercussions de ce complot présumé sur la stabilité du pays.
Diddy Mastaki

