A travers la création de nouvelles juridictions à tous les niveaux administratifs, le Burundi s’engage dans une réforme judiciaire ambitieuse visant à rapprocher la justice des justiciables, à réduire les lenteurs procédurales et à renforcer la confiance des citoyens envers l’appareil judiciaire.
Le Ministre de la Justice du Burundi a organisé, au chef-lieu de la capitale politique Gitega, le mardi 20 janvier 2026, un atelier d’échange consacré à la création de nouvelles institutions judiciaires. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique des réformes engagées par le gouvernement pour rendre la justice plus accessible, plus efficace et mieux ancrée dans les réalités locales.
Une rencontre stratégique des acteurs du secteur judiciaire
L’atelier a réuni un large éventail d’acteurs clés du secteur judiciaire, notamment des responsables des juridictions, des autorités administratives, des ingénieurs communaux en charge des infrastructures, ainsi que d’autres partenaires impliqués dans la mise en œuvre de la réforme.
L’objectif était de réfléchir ensemble aux modalités pratiques de la création et de l’implantation des nouvelles institutions judiciaires sur l’ensemble du territoire national.
Une volonté politique affirmée pour une justice de proximité
Dans son discours d’ouverture, le ministre de la Justice, Arthémon Katihabwa, a réaffirmé la volonté du gouvernement burundais de rapprocher la justice des citoyens. Selon lui, cet objectif ne saurait être atteint sans une réforme profonde et structurante du système judiciaire national, fondée sur une nouvelle organisation territoriale des juridictions.
Une nouvelle carte judiciaire en gestation
La réforme prévoit l’instauration des tribunaux de résidence au niveau des zones, la création des tribunaux de grande instance (TGI) au niveau communal, ainsi que l’implantation des cours d’appel dans les provinces où il n’y en avait pas. Cette nouvelle architecture judiciaire vise à renforcer la justice de proximité, tout en réduisant les longues distances et les procédures complexes auxquelles sont confrontés de nombreux justiciables.
« La réforme entend désengorger les juridictions et rapprocher la justice du citoyen », a déclaré le ministre de la justice.
Des infrastructures judiciaires en expansion
Dans le cadre de cette réforme, le gouvernement prévoit la construction de 315 nouveaux tribunaux de résidence, en complément de ceux déjà existants. Par ailleurs, 22 nouveaux tribunaux de grande instance, accompagnés de leurs parquets respectifs, verront également le jour. Le ministre a aussi annoncé la construction de la Cour d’appel du commerce à Bujumbura ainsi que celle de la Cour d’appel de la province de Buhumuza, afin de répondre aux exigences liées à l’évolution économique et administrative du pays.

