La République Démocratique du Congo a renouvelé son plaidoyer en faveur d’une réponse régionale coordonnée et technologiquement renforcée face à la criminalité transfrontalière en Afrique centrale. Cette position a été exprimée le 23 janvier, lors de la 25ᵉ session du Forum des ministres en charge de la sécurité de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), organisée en visioconférence.
Prenant part aux échanges, la délégation congolaise a insisté sur le caractère transversal et évolutif des menaces sécuritaires dans la sous-région, soulignant que les groupes criminels exploitent les frontières poreuses, les failles institutionnelles et les lenteurs de coordination entre États. Selon Kinshasa, seule une approche collective, structurée et innovante peut permettre d’y faire face durablement.
Dans cette optique, la RDC a réaffirmé son attachement au partage systématique des informations sécuritaires entre les pays membres, présenté comme un outil stratégique pour anticiper les menaces, démanteler les réseaux criminels et prévenir leur reconstitution. Les autorités congolaises ont également mis en avant le rôle croissant des technologies de surveillance, de renseignement et d’analyse des données dans la lutte contre le crime organisé.
Par ailleurs, la délégation a rappelé la nécessité pour les États de la CEEAC de ratifier et d’appliquer pleinement les accords de coopération policière et judiciaire, afin d’éviter l’émergence de zones refuges pour les criminels au sein de l’espace communautaire.
Les travaux de ce forum ont permis de consolider la convergence de vues entre les États membres autour d’un objectif commun : renforcer les mécanismes régionaux de sécurité et promouvoir une action solidaire pour préserver la stabilité, la paix et la libre circulation en Afrique Centrale.
Diddy Mastaki

