Le jeudi 29 janvier 2026, le Sénat Burundais a adopté à 100 % le projet de loi portant révision de la loi régissant l’organisation et les missions de la Police nationale. Une réforme majeure visant à rapprocher davantage la police des citoyens, dans le cadre de la décentralisation de l’administration publique.
Mandaté par le gouvernement Burundais, le Ministre de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, Léonidas Ndaruzaniye, a présenté et défendu le projet de loi devant les Sénateurs. Il a apporté des éclairages sur les motivations et les innovations introduites par ce texte, appelé à moderniser le fonctionnement de la Police nationale. Selon le Ministre, la révision de cette loi s’inscrit dans la dynamique des nouvelles réformes administratives axées sur la décentralisation et la gouvernance de proximité.
« L’objectif est de rapprocher la police de la population », a-t-il souligné.
Parmi les changements majeurs figure la suppression des Commissariats de province au profit des Commissariats communaux. Désormais, chaque Commune disposera de son Commissariat, tandis que chaque zone sera dotée d’un poste de police, afin d’améliorer la couverture sécuritaire et la réactivité des forces de l’ordre.
Au cours des débats, les Sénateurs ont soulevé la question du respect des équilibres ethniques au sein de la Police nationale, évoquant des cas présumés de fraude lors des recrutements. En réponse, le Ministre en charge de l’intérieur et de la sécurité publique a rassuré que les quotas légaux sont bel et bien respectés. Il a également précisé que toute personne reconnue coupable de falsification de son identité s’expose à des sanctions prévues par la loi.
Après des échanges approfondis et l’examen minutieux du projet de loi, les Sénateurs l’ont adopté à l’unanimité, témoignant un large consensus politique autour de cette réforme jugée stratégique pour la sécurité et la gouvernance locales.

