La récente controverse née de publications sur les réseaux sociaux a brièvement tendu les relations entre l’Ouganda et les États-Unis, avant d’être rapidement désamorcée par les autorités militaires ougandaises. En cause, des messages diffusés puis supprimés par le général Muhoozi Kainerugaba, chef d’état-major des forces armées, qui ont suscité des réactions au-delà des frontières du pays.
Dans une déclaration publique, le général ougandais a reconnu que ses propos reposaient sur des informations inexactes. Il a présenté ses excuses aux États-Unis d’Amérique, qualifiés de partenaire stratégique de longue date, affirmant que cet épisode ne traduisait en rien une remise en cause de la coopération bilatérale.
Selon Muhoozi Kainerugaba, un échange direct avec l’Ambassadeur Américain à Kampala a permis de clarifier la situation et de rétablir un climat de confiance. Les discussions ont confirmé la poursuite normale de la collaboration militaire entre les deux (02) pays, notamment dans les domaines de la formation, du renseignement et de la lutte contre les menaces sécuritaires régionales.
Cet incident met une nouvelle fois en lumière l’impact croissant des réseaux sociaux dans les relations internationales. Des déclarations personnelles, même émanant de hauts responsables, peuvent rapidement prendre une dimension diplomatique et contraindre les États à des mises au point publiques.
Pour les observateurs, l’épisode souligne la nécessité d’une communication maîtrisée au sein des institutions étatiques, dans un contexte où l’Ouganda demeure un acteur clé des dispositifs sécuritaires soutenus par Washington en Afrique de l’Est. En refermant rapidement la polémique, Kampala semble vouloir préserver un partenariat jugé essentiel à sa stratégie régionale.
Diddy Mastaki

