La réouverture du guichet du Cadastre Minier (CAMI) commence déjà à produire des effets concrets. Le 04 février 2026, soit vingt-quatre heures après la reprise officielle des activités, l’institution a enregistré cinq nouvelles demandes de permis de recherches déposées par la société « Kobold Exploration DRC SA ».
Ces démarches administratives s’inscrivent dans la continuité de l’accord conclu le 18 juillet 2025 entre le gouvernement Congolais et l’entreprise, accord qui encadre les opérations de prospection minière sur le territoire national. Elles traduisent la volonté de « Kobold Exploration DRC SA » de passer à une phase opérationnelle structurée, conformément aux exigences du code minier Congolais.
Dans ce contexte, une rencontre de travail s’est tenue entre l’Administrateur Directeur Général de « Kobold Exploration DRC SA », M. Benjamin Katabuka, et le Directeur général adjoint du CAMI, M. Jacques Muyumba Ndubula. Les échanges ont porté sur le niveau d’exécution du projet, les aspects techniques liés aux permis de recherches, ainsi que sur les mécanismes de coordination entreprise l’opérateur minier et l’administration publique.
Selon des informations recueillies auprès de sources proches du dossier, cette séance a permis de passer en revue les procédures en cours et de réaffirmer l’engagement du CAMI à assurer un traitement impartial, transparent et conforme à la réglementation de toutes les demandes introduites.
Pour les observateurs du secteur, cette première vague de demandes constitue un signal de confiance adressé au marché, à un moment où la RDC cherche à renforcer la crédibilité de ses institutions minières. Elle intervient dans un contexte de relance progressive des services techniques, après une période marquée par des ajustements administratifs.
La démarche de « Kobold Exploration DRC SA » illustre également l’intérêt renouvelé des investisseurs pour le potentiel géologique Congolais, considéré comme l’un des plus importants au monde. La phase de recherche minière, souvent peu visible, est pourtant stratégique : elle conditionne les futurs projets d’exploitation et permet à l’État de mieux planifier la valorisation de ses ressources naturelles.
À moyen et long termes, les autorités espèrent que cette dynamique contribuera à structurer davantage le secteur minier, à améliorer la traçabilité des titres, et à générer des retombées économiques durables, tant pour le Trésor public que pour les communautés locales concernées.
Diddy Mastaki

