Vodacom Group, opérateur Sud-Africain majoritairement détenu par Vodafone, a publié ce mercredi une hausse de près de 13 % de son chiffre d’affaires de services pour le troisième trimestre, porté par une performance soutenue de ses activités africaines, en particulier en Égypte et en République Démocratique du Congo (RDC).
Le chiffre d’affaires du groupe a atteint 34,6 milliards de rands (2,17 milliards de dollars) pour la période de trois mois close le 31 décembre, contre un an plus tôt. Le PDG Shameel Joosub a souligné que « le trimestre a bénéficié d’une croissance soutenue en Égypte et de notre activité internationale, incluant une solide performance en RDC, tandis que l’Afrique du Sud a enregistré une croissance modeste mais satisfaisante du chiffre d’affaires contre un trimestre comparatif particulièrement fort l’an dernier ». Sur un plan normalisé, la croissance de 13,6 % du chiffre d’affaires suit favorablement les objectifs de moyen terme du groupe.
Le segment des services financiers demeure un moteur essentiel de croissance, avec une progression de 24,7 % à 4,5 milliards de rands, portée par les plateformes de mobile money, incluant Safaricom au Kenya, qui ont traité plus de 500 milliards de dollars de transactions au cours des 12 derniers mois.
« En incluant Safaricom, Vodacom a dépassé 100 millions de clients de services financiers au cours du trimestre », a précisé Joosub, confirmant l’expansion rapide de l’entreprise dans le secteur numérique et financier sur le continent africain. Malgré un environnement difficile pour les consommateurs en Afrique du Sud, le chiffre d’affaires des services a progressé de 1,4 %, soutenu par une augmentation de 2,6 % des revenus contractuels, tandis que les revenus prépayés ont subi des pressions en raison de promotions et d’un contexte économique tendu.
La RDC s’affirme comme un marché stratégique pour Vodacom à l’international, reflétant la robustesse de sa stratégie Vision 2030. Le directeur financier Raisibe Morathi avait déjà salué en octobre 2025 la résilience du groupe malgré les incertitudes, déclarant que « ces solides résultats financiers témoignent de la résilience de l’entreprise, de l’amélioration de son efficacité opérationnelle et de la confiance croissante des investisseurs, alors qu’elle entame sa prochaine phase stratégique ».
Avec une contribution significative de ses filiales africaines, notamment en RDC et en Égypte (cette dernière représentant 27,5 % du chiffre d’affaires du trimestre), Vodacom démontre que ses investissements continentaux continuent de porter ses ambitions de croissance sur le long terme.

