Dans un communiqué parvenu à la rédaction de Africa-infos.cd ce vendredi 06 février 2026, la Commission de l’Union Africaine a fermement condamné l’attaque de drone ayant visé l’aéroport de Kisangani, dans le Nord-est de la République Démocratique du Congo, une action revendiquée par le mouvement armé AFC/M23.
L’institution panafricaine situe cet acte dans un contexte d’escalade préoccupante du conflit, marqué par l’extension des hostilités vers des centres urbains éloignés des lignes de front, au moment où la situation humanitaire demeure critique dans l’Est du pays.
L’attaque d’une infrastructure aéroportuaire, située au cœur d’une grande agglomération, ravive les inquiétudes sur la protection des civils et sur le respect des normes internationales encadrant les conflits armés.
Dans son communiqué, le président de la Commission de l’Union Africaine, Mahmoud Ali Youssouf, souligne que « cette attaque, dirigée contre une infrastructure aéroportuaire située dans un grand centre urbain et mettant gravement en danger les populations civiles, constitue une violation grave du droit international humanitaire, notamment des principes de distinction, de proportionnalité et de précaution », rappelant qu’« en l’absence de preuves objectives établissant le caractère strictement militaire de la cible, une telle infrastructure conserve sa présomption de caractère civil et, à ce titre, bénéficie de la pleine protection du droit international ».
Il avertit également que « l’extension des hostilités à des villes éloignées des lignes de front constitue un facteur majeur d’escalade et pose des risques inacceptables pour la stabilité nationale et régionale, ainsi que pour la situation humanitaire déjà critique dans l’est de la République Démocratique du Congo », tout en appelant l’AFC/M23 à « cesser immédiatement toutes les hostilités » et à respecter les engagements pris dans le cadre des efforts de paix, notamment l’Accord de Doha.

