Les 89 derniers fidèles chrétiens enlevés lors de l’attaque de trois églises dans le village de Kurmin Wali, au nord du Nigeria, ont été libérés et transférés sous escorte sécuritaire vers la ville de Kaduna. Bouteilles d’eau à la main et t-shirts jaunes sur le dos, hommes, femmes et enfants ont été conduits dans une grande salle où ils ont été reçus par le gouverneur de l’État de Kaduna, Uba Sani. L’attaque, survenue le 18 janvier pendant la messe dominicale, avait conduit à l’enlèvement de 183 personnes.
Selon les autorités locales, 11 victimes avaient réussi à s’échapper, tandis que 83 avaient été libérées trois jours auparavant.
« Parmi les 183 personnes initialement enlevées, 11 ont pu s’échapper, 83 sont rentrées il y a trois jours et 89 ont été secourues récemment », a déclaré Uba Sani, remerciant publiquement le président nigérian Bola Tinubu ainsi que les forces de sécurité locales et nationales pour leur intervention.
Cette libération intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des enlèvements de masse au Nigeria, particulièrement dans les États du nord. Les autorités n’ont pas communiqué sur les conditions exactes ayant conduit à la remise en liberté des fidèles. Sur le plan international, la situation sécuritaire nigériane attire l’attention de responsables politiques étrangers.
Le président Américain Donald Trump a affirmé ce vendredi 06 février que les chrétiens du Nigeria sont spécifiquement visés par des violences qu’il qualifie de systématiques.
« Lorsque des chrétiens sont attaqués, ceux qui s’en prennent à eux savent qu’ils seront attaqués violemment et férocement par le président Trump. Je sais que ce n’est pas très joli de dire cela mais c’est ainsi », a-t-il déclaré.
Les autorités Nigérianes, tout comme plusieurs analystes spécialisés dans les questions de sécurité, soutiennent de leur côté que les violences liées aux groupes armés et criminels touchent différentes communautés religieuses, sans distinction structurelle entre chrétiens et musulmans.

