Dans une alerte lancée par Darius Syayira Kasereka, rapporteur de la Société Civile Forces Vives Noyau d’Oïcha et défenseur des droits humains au sein du CPDH dans la région, ces derniers jours, il s’observe une tracasserie en outrance se fait à ciel ouvert sur la route nationale numéro 04, sous l’œil tolérant de l’administrateur de territoire et du maire de ville de Beni.
Selon cet acteur, en dépit des cris d’alarme signalés maintes fois par les usagers de cette route à la hauteur de Mavivi, limitant la ville de Beni au territoire de Beni, force est de constater que le pire continue d’être vécu sur cette barrière FONER.
Le frais de sécurité, chapeauté par certains services de sécurité dont la DEMIAP, T2, ANR, PNC, DCF… Sous le contrôle du capitaine Mbeza de la DEMIAP et Serge du T2, les deux agents de sécurité qui perçoivent au compte de ces services de sécurité réunis, une somme d’argent par marque de véhicule dont le montant par véhicule se révèle par jour à :
- Camion DYNA 10 000 FC ;
- Camion JUSTON 30 000 FC ;
- Camion FUSO (6 roues) 40 000 FC ;
- Camion FUSO (10 roues) 60 000 FC ;
- Camion ACTROS 80 000 FC, multiplié par nombre de véhicules le jour et à cela s’ajoute la tracasserie des services comme, la DGR/NK, DGDA, TRANSCOM, Industrie, OBLC, …
Cet acteur local, regrette de voir qu’après avoir payé ces frais, au lieu le départ des propriétaires des camions auprès de ces services avec quittance à l’appui, arrivés à cette barrière, les agents de ces mêmes services à Mavivi somment les chauffeurs de payer une somme de plus, qu’ils appellent abusivement « frais d’enregistrement » sans quittance de perception.
« C’est un comportement indigne qui trahit la hiérarchie de ces services qui n’agissent que pour leurs intérêts mesquins au travers leurs agents commis à Mavivi/FONER », regrette Darius Kasereka.
A lui d’ajouter : « C’est assez avec ces genres de tracasseries, ça pèse sur le dos de la paisible population longtemps meurtrie par les atrocités dans l’Est de la République Démocratique du Congo, Excellence, Monsieur le Gouverneur de la Province du Nord-Kivu, Mon Général, veuillez vous pencher sur ce calvaire que subit la population à quelques 10 kilomètres de votre résidence, ces genres de tracasseries à la barrière FONER/Mavivi risquent de soulever les chauffeurs et la population de la région si rien ne sera fait pour palier à ces désordres ».
À Beni au Nord-Kivu, ce problème de sur-taxation par les services habita à la barrière FONER-Mavivi persiste, malgré les alertes des défenseurs et acteurs de la société civile, mais la question des tracasseries demeure sans solution.
David Aluta

