Quatorze (14) ans après l’adoption de la loi cadre sur les finances publiques, la Direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP) entre « pleinement » en service, a annoncé vendredi le ministère des Finances. Le ministre Doudou Fwamba Likunde Li‑Botayi a présidé une réunion de suivi dans les nouveaux locaux de la DGTCP, saluée par les agents comme l’aboutissement d’un « chantier majeur » de modernisation de la gestion budgétaire.
Selon la tutelle, la mise en service du siège, le recrutement, la formation et la prestation de serment des comptables publics principaux et secondaires, ainsi que le renforcement des dispositifs comptables et de traçabilité figurent parmi les avancées déjà concrétisées.
La déconcentration de l’ordonnancement progresse également : le déploiement de la chaîne de la dépense a démarré dans plusieurs ministères pilotes et des postes comptables ont été dotés en mobilier et équipements pour entrer en activité.
Le gouvernement affirme avoir tenu huit (08) des onze (11) engagements contenus dans le programme avec le FMI dans le cadre du FEC. Quatre (04) mesures restent en cours, notamment la dotation complète des postes comptables des ministères pilotes, l’ouverture de comptes d’opération auprès de la Banque centrale du Congo (BCC) alimentés par l’ACCT, la sécurisation des ressources matérielles et financières de la DGTCP dont un bâtiment propre et la publication d’arrêtés ministériels et interministériels visant à réguler l’engagement des dépenses.
Le ministre Fwamba a rappelé que la réforme dépasse les seuls aspects techniques : « Il ne s’agit pas seulement d’infrastructures ou de textes, mais d’une nouvelle culture de gestion publique fondée sur la discipline budgétaire, la responsabilité et l’efficacité », a‑t‑il déclaré jeudi, annonçant des mécanismes institutionnels pour garantir l’autonomie et la durabilité de la DGTCP.
Le directeur général par intérim, Serge Maabe Mwanyimi, a salué l’implication personnelle du ministre et annoncé l’instauration d’une charte d’utilisation des locaux et d’un dispositif de contrôle interne pour pérenniser l’outil.
Avec cette étape, la RDC se dote d’un Trésor modernisé censé renforcer la maîtrise de l’exécution budgétaire et la crédibilité financière de l’État, condition, selon le ministère, d’une mobilisation efficiente des ressources au service du développement national.

