Un appel urgent vient d’être lancé pour la protection des filles mineures handicapées dans la ville de Baraka par le Mouvement citoyen « Machozi ya Raia », où de graves violations des droits humains sont signalées.
Selon cette structure citoyenne, des violences sexuelles répétées touchent des jeunes filles de moins de 18 ans, exacerbant la vulnérabilité déjà critique des jeunes vivant avec handicap.
Cette situation alarmante est d’autant plus préoccupante compte tenu du contexte d’insécurité persistante dans la région.
Les autorités sont interpellées sur leur responsabilité de protection, alors que les victimes et leurs familles manquent cruellement de soutien médical, psychologique et juridique.
Les organisations de défense des droits de l’enfant rappellent que ces actes sont contraires à la Constitution de la République Démocratique du Congo et aux conventions internationales, notamment la convention relative aux droits de l’enfant. Les filles handicapées se trouvent ainsi à la croisée de multiples vulnérabilités, face non seulement à leur âge, mais également à leur condition physique et à l’indifférence qui entoure leur situation.
Le silence et l’inaction deviennent de facto une forme de complicité morale, incitant la société civile, les autorités locales et les services de sécurité à unir leurs efforts. Un mécanisme local de protection de l’enfant est également exigé, impliquant tous les acteurs de la communauté.
La mobilisation est essentielle pour contrer ces violences basées sur le genre et pour éviter la stigmatisation additionnelle que subissent les personnes vivant avec handicap. Au moment où la communauté internationale et nationale se penche sur ces enjeux, il est impératif d’agir. Protéger une fille, c’est protéger l’avenir de toute une communauté.
Les voix des défenseurs des droits humains se font de plus en plus pressantes : aucune justification ne peut excuser.
Rédaction

