Nord-Kivu : à 3 km de la ligne de front, Aimé Boji en visite à Lubero pour un message de paix et d’unité

En pleine tournée parlementaire dans le Grand Nord de la province du Nord-Kivu, le Président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, s’est rendu samedi 21 février 2026 dans le territoire de Lubero, une entité située à seulement trois (03) kilomètres de la ligne de front en rectiligne, tenue par l’armée Rwandaise et ses supplétifs de l’AFC/M23.

Accueilli par l’administrateur militaire du territoire, le speaker de la chambre basse s’est ensuite adressé à une population venue en grand nombre au centre de Lubero, bravant les risques sécuritaires pour écouter un message axé sur trois priorités : le réconfort d’un peuple meurtri par les affres de la guerre, la recherche d’une paix durable et la promotion de l’unité ainsi que de la cohésion intercommunautaire, socle indispensable pour vaincre l’ennemi et reconstruire la nation.

Dans son intervention, Aimé Boji Sangara a expliqué les efforts engagés par le Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour restaurer la paix et mettre fin à plus de trois décennies de conflit dans l’Est du pays, évoquant notamment les processus diplomatiques en cours à Washington et à Doha. Il a également transmis aux habitants les salutations du Chef de l’État et ses félicitations pour leur résilience face à l’insécurité.

Cette descente, inscrite dans le cadre de ses vacances parlementaires, marque une étape importante de sa tournée dans le Grand Nord. Elle revêt un caractère historique : c’est la première fois qu’un Président de l’Assemblée nationale en exercice visite le territoire de Lubero, symbole d’un engagement institutionnel accru auprès des populations vivant au plus près des zones de combat.

Audelà des discours, le Président de l’Assemblée nationale a promis de relayer les préoccupations sécuritaires et humanitaires de Lubero au Parlement et auprès du gouvernement, afin d’accélérer les réponses en matière de protection des civils, d’assistance aux déplacés et de reconstruction des infrastructures de base.

Un geste salué par la population, qui voit dans cette présence à quelques kilomètres du front un signe fort de solidarité nationale et de détermination à restaurer la paix dans l’Est de la République Démocratique du Congo.

Rédaction

Dernières nouvelles

Actualités connexes