RDC : pour le Chef de l’État, il y a nécessité d’auditer l’état liquidatif de la paie des agents publics

Dans l’objectif de garantir la soutenabilité des finances publiques et d’assurer la continuité des opérations financières de l’Etat, à travers le financement des priorités du gouvernement et des responsabilités de celui-ci dont notamment, le paiement régulier, dans le délai, des salaires des agents et fonctionnaires de l’Etat, le Président de la République a indiqué dans le conseil des ministres tenu à Kinshasa ce vendredi 20 février qu’il est indispensable de contenir les pressions croissantes exercées sur la trésorerie de l’Etat par l’accroissement de la masse salariale consécutive entre-autres à l’engagement des nouvelles unités sans maitrise suffisante des effectifs ni des mécanismes de vérification.

Ces déséquilibres fragilisent la trésorerie publique et exposent le système de paie à des tensions préjudiciables à la stabilité sociale. C’est dans ce contexte qu’il s’avère nécessaire de procéder à l’audit de l’état liquidatif de la paie.

Le Président de la République a tenu à souligner qu’il ne s’agit ni d’une mesure isolée ni d’une réaction conjoncturelle, mais de la continuité d’une orientation constante en faveur de l’assainissement et de la discipline budgétaire.

Cette démarche cohérente et réfléchie du redressement des finances publiques
répond à une exigence de responsabilité républicaine qu’il a toujours affirmée.

Il a rappelé qu’à l’occasion de la 42ème réunion du Conseil des Ministres du 02 mai 2025, il avait déjà insisté sur la nécessité de mesures urgentes
d’assainissement, dans un contexte marqué par l’augmentation des dépenses sécuritaires et par les engagements souscrits auprès des institutions de « Bretton Woods », notamment le Fonds Monétaire International, dans le cadre de la Facilité Elargie de Crédit et de la Facilité pour la Résilience et la Durabilité.

Cette exigence a été réaffirmée lors de la réunion du Conseil des Ministres du 12 septembre 2025, en soulignant que la rigueur, la transparence et la responsabilité dans la gestion des deniers publics constituent un devoir républicain incontournable.

Par ailleurs, pour le Chef de l’Etat, le salaire des fonctionnaires n’est pas une simple variable budgétaire : il est un droit social fondamental, garant de la dignité des agents publics et de la stabilité des ménages.

« Assainir la paie ne vise donc nullement à fragiliser les agents régulièrement engagés, mais à les protéger contre les dysfonctionnements et les charges indues qui menacent la soutenabilité du système et provoquent des retards socialement
inacceptables
», a déclaré Félix Tshisekedi.

Par ailleurs, l’audit de l’état liquidatif poursuit un double objectif : garantir que chaque rémunération versée corresponde à un droit légitime et à un service effectivement rendu, et sécuriser durablement le paiement régulier et ponctuel des salaires.

A cet effet, le Président Tshisekedi, instruit la Première Ministre d’en assurer la coordination stratégique avec le concours de l’Inspection Générale des Finances et des autres services de contrôle requis.

Dans le même ordre, il a engagé le Vice-Premier Ministre, Ministre du Budget, à garantir la stricte concordance entre effectifs budgétaires et effectifs rémunérés, et le Ministre des Finances à renforcer le mécanisme conjoint de liquidation et de paiement, fondé sur la disponibilité réelle de la trésorerie.

Cette démarche vise à préserver la justice salariale, la stabilité sociale et garantit
un cadre macroéconomique viable, dans un esprit d’équilibre entre rigueur budgétaire et responsabilité sociale.

Pour rappel, les résultats de l’audit ordonné sont attendus dans les trente (30) jours.

Rédaction

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