L’Union Africaine a exprimé sa préoccupation face au risque d’escalade dans l’est de la République Démocratique du Congo après l’attaque signalée dans la ville de Goma, qui aurait causé la mort de civils, dont un travailleur humanitaire.
Dans un communiqué publié le 12 mars à Addis-Abeba, le président de la Commission de l’Union Africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a condamné toute attaque mettant en danger les populations civiles et les acteurs humanitaires opérant dans la région.
Selon l’organisation panafricaine, les violences signalées dans la capitale provinciale du Nord-Kivu interviennent dans un contexte déjà fragile marqué par les affrontements entre les Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23).
Appel à éviter une aggravation du conflit
Face à la détérioration de la situation sécuritaire, l’Union Africaine appelle toutes les parties impliquées dans le conflit à faire preuve de retenue et à éviter toute action susceptible d’intensifier les tensions.
L’organisation souligne également l’importance de respecter les efforts de médiation en cours et les accords de cessez-le-feu, considérés comme essentiels pour restaurer la stabilité dans l’est de la RDC.
Priorité à la protection des civils
Dans son message, la Commission de l’Union Africaine insiste sur la protection des populations civiles et du personnel humanitaire, rappelant que les opérations militaires dans des zones habitées peuvent entraîner de graves conséquences humanitaires.
Elle réaffirme enfin sa volonté de travailler avec le gouvernement Congolais, les partenaires régionaux et la communauté internationale afin de soutenir une solution politique durable au conflit qui secoue la partie Est du pays.
Diddy Mastaki

