Faisant face à l’escalade des violences, le parti politique Actions Alternatives pour la Renaissance du Congo (AARC), membre du Front Commun pour le Congo (FCC) cher à l’honorable Élise Munembwe exprime sa profonde inquiétude face à la détérioration rapide et extrêmement préoccupante de la situation sécuritaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Selon AARC dans sa déclaration dont une copie a été consultée par Africa-info.cd , depuis plusieurs jours, plusieurs localités de la région sont la cible d’attaques répétées menées à l’aide de drones armés, provoquant un climat de peur permanente parmi lespopulations civiles. Ces frappes, qui ciblent souvent des zones habitées, exposent gravement les habitants à des risques mortels et aggravent la crise humanitaire déjà dramatique que connaît la région.
Pour cette formation politique, oa situation est particulièrement préoccupante dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu, notamment dans la région de Minembwe, où des bombardements incessants par drones sont signalés depuis un certain temps.
» Ces attaques, menées dans des zones où vivent majoritairement des populations civiles, provoquent morts d’hommes, des déplacements massifs de populations, des destructions d’habitations et un traumatisme profond au sein des communautés locales. L’utilisation d’armes de guerre dans des zones civiles densément peuplées constitue une menace directe contre la vie et la dignité des populations » a décalée Élise Munembwe, présidente nationale de L’AARC.
Cette même déclaration fait savoir que, mercredi 11 mars 2026 vers 04h00 du matin, un nouveau drame s’est produit lorsque des drones armés sont tombés dans un quartier résidentiel de la ville de Goma, touchant une résidence privée.
Cette attaque tragique a causé la mort à Karine Buisset, une humanitaire française travaillant pour l’UNICEF, qui se trouvait dans la résidence au moment du bombardement, et a provoqué d’importants dégâts matériels.
Face à cette situation dramatique, le parti Actions Alternatives pour la Renaissance du Congo (AARC) condamne avec la plus grande fermeté ces frappes qui touchent directement ou indirectement les populations civiles et qui constituent une violation grave des principes fondamentaux du droit international humanitaire.
L’AARC estime que la multiplication de ces bombardements dans des zones habitées révèle une dérive dangereuse dans la conduite des opérations militaires et une inquiétante indifférence face au sort des populations civiles du Kivu.
Outre, le parti considère qu’en poursuivant ces frappes aériennes dans des zones civiles et loin des lignes de front, les autorités de Kinshasa donnent le sentiment que » les populations du Kivu , et Particulièrement celles du Nord-Kivu ( Goma et ses environs) et celles du Sud-Kivu ( Minembwe et ses environs), sont traitées comme de simples dommages collatéraux d’un conflit dont elles sont pourtant les premières victimes » fin
Cependant, pour L’AARC, une telle situation est moralement inacceptable et politiquement intenable.
Outre, le parti AARC appelle, les autorités nationales à mettre immédiatement fin aux bombardements aveugles dans les zones civiles ; les parties en conflit à respecter strictement le droit international humanitaire et à protéger les populations civiles , la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains à ouvrir des enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités dans ces attaques et les acteurs politiques,militaires à privilégier des solutions politiques et un dialogue inclusif capable de mettre fin durablement aux violences dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Enfin, l’AARC exprime sa profonde compassion et présente ses condoléances les plus sincères aux familles des victimes, ainsi qu’à la communauté humanitaire touchée par ce drame.
Pour le moment, l’AARC réaffirme sa solidarité indéfectible avec toutes les populations du Nord- Kivu et du Sud-Kivu, qui continuent de subir les conséquences dramatiques d’un conflit prolongé.
David Aluta.

