La circulation est fortement perturbée le matin du lundi 16 mars 2026 à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, à la suite d’un arrêt de travail observé par plusieurs collectifs de chauffeurs de taxis et taxis-bus. À l’appel de ces conducteurs, la majorité des véhicules de transport en commun, notamment les taxis-bus communément appelés 207, Hiace, Sprinter, Ketch ou encore Coast sont restés stationnés dans les parkings.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de mécontentement lié aux contrôles routiers portant sur les documents administratifs tels que le permis de conduire, la vignette et le contrôle technique.
La raréfaction soudaine des moyens de transport laisse des milliers d’habitants bloqués dans les arrêts de bus ou contraints de parcourir de longues distances à pied pour rejoindre leurs lieux de travail.
Dans plusieurs communes de la capitale, les artères habituellement saturées de véhicules présente aujourd’hui un visage inhabituel, avec une présence limitée de bus exploités par la société publique TRANSCO, insuffisante pour absorber l’afflux de passagers.
La pénurie de transports a entraîné une hausse rapide des tarifs pratiqués par les motos-taxis appelées Wewa, devenues pour certains usagers la seule alternative disponible.
Des milliers de Kinois ont été observés marchant le long des grands boulevards et des routes secondaires pour atteindre leurs destinations, transformant les trottoirs et accotements en couloirs de déplacement improvisés.
Le debut de cette journée est également marqué par des tensions entre conducteurs. Selon plusieurs témoignages relayés sur place, certains chauffeurs ayant choisi de poursuivre leurs activités quotidiennes sont ciblés par des actes de dégradation visant leurs véhicules, notamment les rétroviseurs et les pare-brise, afin de les contraindre à rejoindre le mouvement de grève.
Cette situation accentue les perturbations dans la capitale, où la mobilité quotidienne repose largement sur le secteur informel du transport routier.
Notons que les autorités locales n’ont pas encore communiqué officiellement sur l’évolution de la situation au moment où la grève continue d’affecter la circulation dans la ville.

