RDC : offensive ciblée contre les ADF, Kinshasa et Kampala un combattant en chef

L’opération ayant conduit à la neutralisation d’un commandant des Allied Democratic Forces dans le territoire de Lubero met en lumière un renforcement notable de la coopération sécuritaire entre la République Démocratique du Congo et l’Ouganda face à une menace persistante dans l’Est du pays.

Une coordination militaire accrue

Menée les 20 et 21 mars 2026 dans la zone de Bapere, l’opération conjointe entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo et les Uganda People’s Defence Force a permis, selon des sources militaires, de neutraliser Difenda Kabibande, présenté comme un commandant influent des ADF.

Cette action illustre la montée en puissance des opérations bilatérales engagées depuis plusieurs mois pour contenir et démanteler ce groupe armé d’origine ougandaise, actif dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Un signal stratégique dans la lutte contre les groupes armés

Au-delà de l’élimination d’un cadre opérationnel, cette opération envoie un signal politique et militaire : Kinshasa et Kampala entendent maintenir une pression constante sur les ADF, accusés de multiples attaques contre des civils.

Les autorités Congolaises considèrent cette neutralisation comme une avancée dans la désorganisation du commandement du groupe, même si celui-ci conserve des capacités de nuisance dans les zones forestières difficiles d’accès.

Une coopération régionale au cœur des enjeux sécuritaires

Cette opération confirme l’importance croissante des mécanismes de coopération régionale dans la gestion de l’insécurité à l’Est. L’implication directe de l’armée ougandaise traduit une convergence d’intérêts face à une menace transfrontalière.

Toutefois, cette collaboration militaire soulève également des interrogations sur sa durabilité et sur la capacité des forces conjointes à stabiliser durablement les territoires concernés.

Une victoire tactique, un défi structurel

Si la neutralisation de Difenda Kabibande constitue un succès tactique, les analystes estiment que la lutte contre les ADF nécessite une approche globale, combinant actions militaires, contrôle territorial et initiatives de stabilisation.

Dans un contexte marqué par la multiplicité des groupes armés, la sécurisation durable de l’Est de la RDC reste un défi majeur pour les autorités nationales et leurs partenaires régionaux.

Diddy Mastaki

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