Ouganda–RDC : Kampala tente de rassurer après le décès d’un Congolais atteint d’Ebola

Les autorités Ougandaises ont cherché à calmer les inquiétudes sanitaires après le décès à Kampala d’un ressortissant Congolais atteint du virus Ebola, dans un contexte régional déjà fragilisé par les déplacements massifs de populations entre l’est de la RDC et l’Ouganda.

Dans un communiqué publié le 16 mai 2026, l’ « Uganda Media Centre » indique qu’un citoyen Congolais, arrivé depuis la République Démocratique du Congo, est décédé le jeudi 14 mai dans un hôpital de Kampala après avoir été testé positif à Ebola. Les autorités précisent que le corps du défunt a été rapatrié en RDC le même jour.

Le gouvernement Ougandais affirme avoir immédiatement déclenché les mécanismes de riposte sanitaire, notamment l’identification et le suivi de toutes les personnes ayant été en contact avec le malade, y compris les agents de santé, les proches et les connaissances de la victime.

« Le ministère de la Santé est convaincu qu’il n’y a aucune raison de paniquer. La situation est sous contrôle », souligne le communiqué officiel, qui insiste sur le caractère contenu du cas signalé.

Cette communication intervient alors que les échanges humains entre l’Ouganda et l’est de la RDC restent particulièrement intenses, notamment à travers les postes frontaliers utilisés par des commerçants, des voyageurs, mais aussi des populations déplacées par l’insécurité persistante dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

Les autorités sanitaires ougandaises appellent néanmoins la population à maintenir les mesures de vigilance face aux symptômes évocateurs d’Ebola, parmi lesquels la fièvre soudaine, la fatigue, les douleurs thoraciques, les vomissements, les diarrhées ou encore les saignements inexpliqués.

Kampala recommande également le lavage régulier des mains, l’évitement de tout contact avec les fluides corporels suspects et le signalement rapide des cas aux structures sanitaires les plus proches.

Cette alerte rappelle la vulnérabilité sanitaire de la région des Grands-Lacs, où les mouvements transfrontaliers permanents compliquent la surveillance épidémiologique malgré le renforcement des dispositifs de contrôle aux frontières.

Diddy Mastaki

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