L’Alliance des Forces Démocratiques du Congo (AFDC), formation politique de Bahati Lukwebo, a annoncé vendredi 15 mai la libération de quatre (04) de ses membres interpellés il y a quelques jours au beach Ngobila, à Kinshasa, alors qu’ils accueillaient le vice-président du parti, Hilaire Kasusa Kikobya, en provenance de Brazzaville.
Dans un communiqué rendu public, le parti précise que ces militants ont recouvré la liberté « grâce à l’intervention de la Maison militaire du Chef de l’État ». Toutefois, l’AFDC affirme que son Vice-Président national, Hilaire Kasusa Kikobya, demeure encore en détention, sans communication officielle sur les motifs exacts de son maintien.
Cette situation suscite des inquiétudes au sein de la formation politique, qui appelle désormais la Maison civile du Chef de l’État à s’impliquer afin d’obtenir également sa libération. Le parti estime que cette affaire intervient dans un contexte politique marqué par des tensions et des rivalités internes, dénonçant au passage « des dénonciations calomnieuses » qui seraient adressées aux services de sécurité dans le but de nuire à certains acteurs politiques.
L’AFDC met en garde contre ce qu’elle considère comme une « instrumentalisation » des structures sécuritaires à des fins politiques, appelant au respect des droits fondamentaux et des procédures légales dans le traitement des dossiers impliquant ses cadres et militants.
Jusqu’à présent, aucune communication officielle des autorités sécuritaires ou judiciaires n’a été rendue publique concernant les circonstances précises de l’interpellation de Hilaire Kasusa Kikobya ni les raisons de sa détention prolongée.
Diddy Mastaki

