La République démocratique du Congo veut désormais passer à une nouvelle phase de son développement économique : celle des investissements structurants financés par des mécanismes nationaux solides et orientés vers la transformation durable du pays. C’est la vision portée par le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, lors de son intervention très remarquée au Haut Panel de la 7ᵉ édition du Katanga Business Meeting (KBM 2026), organisé à Kolwezi dans la province du Lualaba.

A-t-on appris au cours de ces assises économiques de haut niveau, que le patron de l’Économie nationale a pris part à un panel stratégique placé sous le thème : « Repenser l’investissement pour une croissance durable et une gouvernance performante en Afrique ».
En effet, cette rencontre a servi de cadre de réflexion sur le rôle que la RDC doit jouer dans la compétitivité régionale, la transformation structurelle de son économie, l’émergence d’entreprises locales performantes, l’innovation financière ainsi que le développement des marchés financiers domestiques.
Au centre des échanges : la problématique du financement des infrastructures, considérée aujourd’hui comme l’un des principaux défis du développement économique africain.
Sur cette question, Daniel Mukoko Samba a apporté un éclairage particulièrement attendu, en plaidant pour la création de mécanismes nationaux capables d’orienter durablement certaines ressources stratégiques vers les investissements structurants.
Dans son intervention, le Vice-Premier Ministre a notamment déploré l’absence d’un véritable dispositif permettant de spécialiser certains fonds nationaux dans le financement des infrastructures.
Le VPM de l’Économie nationale a cité plusieurs mécanismes financiers potentiels, notamment le Fonds minier pour les générations futures (FOMIN), les caisses de pension ainsi que d’autres instruments de consignation susceptibles d’être mobilisés afin de soutenir les grands projets d’infrastructures dont le pays a besoin.
Pour Daniel Mukoko Samba, la question du financement des infrastructures dépasse largement le cadre technique ou économique. Elle relève avant tout d’une volonté politique forte visant à sécuriser une partie des ressources nationales au profit des investissements stratégiques.

À travers cette approche, le Gouvernement entend progressivement bâtir une architecture financière capable de soutenir durablement la modernisation du pays sans dépendre exclusivement des financements extérieurs.
Par ailleurs, le Vice-Premier Ministre a également rassuré les investisseurs et les participants au sujet du très stratégique Corridor de Lobito, devenu l’un des projets logistiques les plus suivis dans la sous-région.
Face aux nombreuses discussions engagées ces dernières semaines autour de ce corridor reliant l’Afrique australe à l’océan Atlantique, Daniel Mukoko Samba a affirmé que le temps des décisions est désormais arrivé.
Il a indiqué qu’au niveau du Gouvernement congolais, une prise de conscience suffisante existe aujourd’hui quant à l’urgence d’agir rapidement afin de permettre à la RDC de tirer pleinement profit de ce projet stratégique pour le commerce, les exportations minières et l’intégration régionale.
Le Vice-Premier Ministre a ainsi laissé entendre qu’une position officielle de la RDC pourrait être annoncée dans un avenir très proche concernant les orientations à prendre sur le territoire congolais relativement au Corridor de Lobito.
Cette intervention, à la fois technique, stratégique et politique, a été largement suivie par les participants du KBM 2026, réunissant plusieurs personnalités influentes du monde économique et institutionnel, notamment Fifi Masuka Saini, Gouverneure du Lualaba ; Marie-Chantal Kaninda, Présidente de Glencore RDC ; Annebel Oosthuizen, Directrice Générale de Kamoa Copper SA ; Paul Obambi, Directeur Général de Sapro Manono ; ainsi que Malick Fall, Directeur Pays de l’IFC.
À travers sa participation active à ce Haut Panel, Daniel Mukoko Samba confirme la volonté du Gouvernement congolais de repositionner la RDC comme un acteur économique crédible, capable de mobiliser ses propres ressources pour financer son développement, accélérer son industrialisation et renforcer sa souveraineté économique.
Il sied de signaler que cette vision portée par le Vice-Premier Ministre s’inscrit dans la dynamique impulsée par le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, fondée sur la transformation locale des ressources, l’amélioration des infrastructures stratégiques et l’affirmation de la RDC comme puissance économique incontournable en Afrique.
ASM.

