RDC : Olivier kamitatu dénonce un prétendu renforcement des « forces du progrès » par le retour de 4 000 ex-kulunas à kinshasa

Figure de l’opposition congolaise, a lancé une vive alerte concernant le retour annoncé de plusieurs milliers d’anciens délinquants communément appelés « Kuluna » dans la capitale Congolaise.

Dans une déclaration rendue publique, il affirme que cette situation pourrait avoir des implications politiques et sécuritaires majeures dans le contexte actuel marqué par les tensions autour du débat constitutionnel.

Selon Olivier Kamitatu, le retour de près de 4 000 ex-Kulunas à Kinshasa ne relèverait pas uniquement d’une démarche de réinsertion sociale.

L’opposant estime qu’il s’agirait plutôt d’une stratégie visant à renforcer les « Forces du Progrès », mouvement proche du pouvoir, dans le but d’exercer des pressions sur les acteurs de l’opposition et de consolider le contrôle politique de la capitale.

« Le retour de 4 000 ex-kulunas à Kinshasa n’a rien d’un assainissement. C’est le renfort attendu des Forces du Progrès, la milice du pouvoir, pour intimider l’opposition et verrouiller la capitale », a déclaré Olivier Kamitatu.

L’ancien président de l’Assemblée nationale de transition considère que cette situation constitue un risque pour les libertés publiques et le climat démocratique.

Il accuse le pouvoir en place de privilégier, selon lui, des méthodes d’intimidation au détriment du débat politique et de la confrontation des idées.

Aucune preuve publique n’a toutefois été présentée à ce stade pour étayer ces allégations.

Dans son message, l’opposant appelle les habitants de Kinshasa à faire preuve de vigilance face à ce qu’il décrit comme une tentative de créer un climat de peur au sein de la population. Il invite également les citoyens à défendre les principes démocratiques et à préserver les libertés fondamentales garanties par la Constitution.

Ces déclarations interviennent dans un contexte politique marqué par de fortes divergences entre la majorité présidentielle et plusieurs composantes de l’opposition concernant l’avenir institutionnel du pays. Elles reflètent également les inquiétudes exprimées par certains acteurs politiques face à l’évolution de la situation sécuritaire et aux débats en cours sur les réformes institutionnelles.

À ce jour, aucune réaction officielle des autorités gouvernementales n’a été enregistrée concernant les accusations formulées par Olivier Kamitatu. Le débat reste ouvert au sein de l’opinion publique alors que les tensions politiques continuent d’alimenter les discussions sur l’avenir de la démocratie en République Démocratique du Congo.

Bubasha Djuma Bob

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