RDC : Isidore Kwandja critique la position de la CENCO sur la révision constitutionnelle

Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution en République Démocratique du Congo continue de susciter de nombreuses réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Après la récente déclaration de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO), qui a affirmé ne voir « ni la nécessité, ni l'urgence, ni l'opportunité » d'une révision constitutionnelle, plusieurs personnalités ont pris position. Parmi elles figure Isidore Kwandja, qui a vivement contesté la position de l'Église catholique.

Dans une réaction rendue publique, Isidore Kwandja a estimé que la CENCO ne dispose d’aucune prérogative institutionnelle lui permettant d’empêcher ou de bloquer un processus de révision de la Constitution.

Il a rappelé que la République Démocratique du Congo est un État laïc, conformément à l’article premier de la Constitution, qui garantit la neutralité de l’État vis-à-vis des confessions religieuses.

Selon lui, les Églises et les institutions publiques doivent chacune évoluer dans leurs domaines respectifs sans interférence.

Il souligne que la CENCO n’est ni une institution législative, ni une institution exécutive, ni une juridiction habilitée à décider de l’avenir constitutionnel du pays.

Isidore Kwandja a également insisté sur le principe de la souveraineté populaire consacré par l’article 5 de la Constitution.

D’après lui, seul le peuple Congolais détient le pouvoir de décider des grandes orientations de la Nation, notamment à travers les élections ou un référendum. Il considère que le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle doit être laissé aux institutions compétentes ainsi qu’aux citoyens appelés à s’exprimer démocratiquement.

Dans son intervention, il a soutenu que les prises de position des organisations religieuses relèvent de leur liberté d’expression, mais qu’elles ne sauraient se substituer aux mécanismes démocratiques prévus par la Constitution.

Pour lui, les décisions concernant l’avenir institutionnel du pays doivent être tranchées par les voies légales et démocratiques prévues par les textes en vigueur.

Cette sortie d’Isidore Kwandja intervient dans un contexte marqué par des échanges de plus en plus animés autour de la question de la révision constitutionnelle. Alors que certains acteurs politiques et religieux s’y opposent fermement, d’autres estiment que le peuple congolais doit avoir la possibilité de se prononcer sur toute proposition de réforme à travers les mécanismes démocratiques reconnus par la Constitution.

Le débat reste donc ouvert et continue d’alimenter les discussions sur l’avenir institutionnel de la République Démocratique du Congo, à mesure que les différentes parties prenantes font entendre leurs positions respectives.

Bubasha Djuma Bob

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