La situation de plusieurs ressortissants du Sud-Kivu actuellement détenus à Kisangani suscite de vives inquiétudes au sein de leurs familles et de certains acteurs de la société civile.
Des informations relayées ces derniers jours font état d’arrestations qui seraient liées à l’origine géographique des personnes concernées, ravivant ainsi le débat sur le respect des droits fondamentaux des citoyens congolais à travers le pays.
Selon des sources concordantes, plusieurs habitants du Sud-Kivu, exerçant comme creuseurs artisanaux d’or dans le territoire de Mambasa et d’autres localités de la province de l’Ituri, ont été interpellés alors qu’ils se dirigeaient vers la province du Maniema par voie fluviale en empruntant le fleuve Congo. Les personnes arrêtées auraient été soupçonnées d’entretenir des liens avec la rébellion du M23, une accusation que contestent leurs proches.
D’après les familles des détenus, ces derniers seraient privés de liberté depuis plus d’une semaine sans qu’aucune preuve tangible ni explication officielle n’ait été communiquée concernant les motifs exacts de leur arrestation.
Elles dénoncent une situation qu’elles considèrent comme injuste et préoccupante, estimant que leurs proches sont victimes de préjugés liés à leur provenance.
Cette affaire intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’Est de la République démocratique du Congo, où les questions liées aux mouvements armés continuent d’alimenter la méfiance dans plusieurs provinces.
Toutefois, de nombreuses voix rappellent que toute personne interpellée doit bénéficier des garanties prévues par la Constitution et les instruments internationaux relatifs aux droits humains.
Face à cette situation, les familles des personnes concernées appellent les autorités compétentes à faire toute la lumière sur ce dossier, à respecter les procédures légales et à garantir les droits des détenus. Elles demandent également qu’une enquête soit menée afin d’établir les circonstances exactes de ces arrestations et de dissiper toute suspicion de discrimination basée sur l’origine provinciale.
Les observateurs estiment que la transparence des autorités sera déterminante pour rassurer l’opinion publique et préserver l’unité nationale, dans un contexte où chaque citoyen congolais doit pouvoir circuler librement et bénéficier d’une protection égale devant la loi.
Bubasha djuma Bob

