Guerre RDC-M23 : les affrontements ont opposé l’armée à l’ennemi vers Sake la journée du jeudi

Les combats entre l’armée loyaliste et les combattants du M-23 ont repris depuis 5 heures du matin du jeudi 30 mai à Sake, dans le territoire de Masisi dans le Nord-Kivu.

D’après le Lieutenant-Colonel Guillaume Ndjike Kaiko, porte-parole du gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu, ces combattants du M23-RDF voulaient par force entrer dans la cité de Saké mais ont été stoppés net par les éléments des FARDC, soutenues par leurs partenaires.

Des sources sur place renseignent que, les positions des combattants du M-23 situées sur les collines de la cité de Sake vers trois antennes, ont reçu depuis Sam-Sam, au quartier Mugunga des bombes lourdes de la part des FARDC qui les terrasses.

« Les bombardements des FARDC se sont étendus de Mugunga aux antennes de Kiuli, près de la cité de Saké depuis 5 heures de ce jeudi. Jusqu’à présent, plusieurs bombes des rebelles en provenance du village Malehe atterrissent à Sake. S’il faut compter, nous parlerons de 4 bombent tombées à Sake. Vu ces bombardements militaires et rebelles, plusieurs personnes ont perdu leurs biens. Et la situation est confuse à Sake et à sa proximité », explique un habitant de Sake.

Ces affrontements confinent les habitants, pas de circulations entre Goma et Sake, car les hurlements des bombes sont entendus de partout. Voire les agents humanitaires qui travaillent dans plusieurs camps de déplacés, ne s’y sont pas rendus pour raison de leur sécurité.

« Les rebelles du M23 lancent des bombes dans la cité de Saké, ces dernières tombent sur les habitations dépourvues des habitants, abandonnées. L’une de leurs bombes est tombée sur la radio communautaire Sake FM. Il n’y a pas de circulations suite à ces acharnements », complète un autre habitant.

Aucun bilan n’est encore donné faute de l’absence de connexion due aux attaques du M-23.

« Il n’y aucun bilan positif, car la cité est dépourvue de la connexion téléphonique depuis près de 4 mois. Le M23 a coupé la connexion », ajoute-t-il.

Rappelons par ailleurs que, trente-cinq (35) personnes ont été tuées par des bombes larguées par le M-23 toujours dans le camp de déplacés de Mugunga, le 3 mai dernier. Cette tuerie a fait l’objet d’un deuil national dont le président de la République Félix Tshisekedi a été représenté par le ministre de média et de la communication, porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya.

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