À New-York, la RDC mobilise la diplomatie pour l’Est du pays

Dans les couloirs feutrés du siège des Nations-Unies à New-York, la voix de la République Démocratique du Congo s’est faite entendre le mardi 15 avril. En marge d’une réunion du Conseil de sécurité consacrée à la situation dans la région des Grands-Lacs, la Ministre d’État aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a enchaîné les entretiens diplomatiques stratégiques.

Son objectif : replacer la crise sécuritaire de l’Est de la RDC au cœur des priorités internationales.

Depuis plusieurs mois, la situation sécuritaire dans l’Est du Congo reste alarmante. Entre violences armées, déplacements massifs de populations et fragilité institutionnelle, les défis ne manquent pas. C’est ce tableau sombre que la ministre Wagner a dépeint devant plusieurs représentants permanents des États membres du Conseil de sécurité.

Trois messages ont été martelés par la diplomatie Congolaise

L’urgence d’une réponse face à la recrudescence des violences : groupes armés, terrorisme, et instabilité régionale continuent de menacer la paix dans les provinces de l’Est.

Le soutien aux initiatives de paix régionales et internationales : la RDC se veut engagée dans les processus en cours, notamment ceux pilotés par l’Union africaine, la CIRGL, la SADC, sans oublier les nouveaux médiateurs comme le Qatar.

Le suivi de la Résolution 2773, adoptée à l’unanimité il y a six semaines, qui balise le retrait progressif de la MONUSCO et soutient la réforme du secteur sécuritaire congolais.

« Nous ne sommes pas venus chercher la compassion, mais la coopération », a confié un diplomate Congolais sous anonymat, à l’issue d’une des rencontres. À New-York, l’ambition est claire : transformer la solidarité affichée en actions concrètes sur le terrain.

Thérèse Kayikwamba Wagner a également insisté sur la nécessité de ne pas relâcher la pression sur les groupes armés actifs dans la région et sur les acteurs extérieurs soupçonnés de jouer un rôle dans leur financement ou leur armement.

Alors que la MONUSCO prépare son retrait progressif, la RDC cherche à s’assurer que la communauté internationale restera engagée au-delà du cadre onusien. Le Conseil de sécurité, lui, est invité à jouer son rôle de garant de la paix, à travers une mise en œuvre stricte de ses résolutions.

Diddy MASTAKI

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