Plutôt que des armes, ce sont les accords économiques et le dialogue diplomatique que les États-Unis d’Amérique veulent mettre en avant pour apaiser les tensions dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Dans une déclaration faite jeudi dernier, Tammy Bruce, porte-parole du département d’État américain, a tenu à rappeler la position ferme de Washington : pas de solution militaire à la crise dans l’Est du pays.
« Nous réaffirmons qu’il n’existe pas de solution militaire à la crise dans l’est de la RDC. Nous souhaitons une paix durable dans cette région, qui jette les bases d’une économie régionale florissante », a-t-elle affirmé face à la presse.
Derrière ce message politique, une stratégie économique se dessine. Les États-Unis d’Amérique annoncent leur volonté de conclure avec Kinshasa un accord majeur sur les minéraux stratégiques, afin de dynamiser les investissements américains dans le secteur minier Congolais. Cobalt, cuivre, lithium : autant de ressources clés dans la transition énergétique mondiale, et dont la RDC regorge.
Tammy Bruce précise : « Nos pays travaillent à un accord sur les minéraux qui stimulera les investissements Américains dans le secteur minier de la RDC. Nos partenaires Congolais se sont engagés à favoriser un environnement commercial efficace, transparent et performant… »
Ce partenariat stratégique intervient dans un contexte sécuritaire toujours précaire. Dans l’Est, les groupes armés notamment le M23 continuent d’affronter les forces Congolaises et les contingents régionaux. Les populations civiles paient le prix fort, entre déplacements massifs, violences et paralysie économique.
Face à cette complexité, les États-Unis d’Amérique misent sur une approche de long terme : stabilité politique, climat d’affaires sain, développement régional par les ressources. Une stratégie où la paix devient le socle de la prospérité.
Diddy MASTAKI

