Malgré la signature d’un cessez-le-feu censé ramener le calme dans la partie Est de la République démocratique du Congo, les violences se sont poursuivies avec une intensité dramatique. En l’espace de douze jours, au moins 319 civils ont été tués dans quatre villages du territoire de Rutshuru, selon le Bureau des Nations Unies aux droits de l’homme.
Les témoignages recueillis sur le terrain par les enquêteurs Onusiens pointent du doigt le groupe armé M23, appuyé par des éléments présumés de l’armée Rwandaise (RDF), comme principaux auteurs de ces massacres. Ces attaques d’une rare brutalité ont eu lieu entre le 09 et le 21 juillet 2025, en plein dans une période où les armes étaient censées se taire.
Cette énième tragédie humaine ravive les inquiétudes sur l’inefficacité des cessez-le-feu successifs et la persistance d’une impunité quasi totale dans cette partie du pays, livrée depuis des décennies aux groupes armés.
Le Haut-Commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé ces atrocités et a appelé toutes les parties au conflit à protéger les civils et à respecter scrupuleusement le droit international humanitaire et les droits humains fondamentaux.
« Les attaques contre les civils sont inacceptables et doivent cesser immédiatement. Les responsables de ces massacres doivent être traduits en justice », a-t-il martelé.
Le Nord-Kivu reste l’un des épicentres de la crise sécuritaire en RDC, où des intérêts géopolitiques régionaux, les convoitises sur les ressources naturelles et les tensions ethniques forment un cocktail explosif qui continue de faire des milliers de victimes.
Alors que la communauté internationale multiplie les déclarations de condamnation, les populations locales attendent toujours des actes concrets pour mettre un terme à ce cycle infernal de violences.
Diddy MASTAKI

