Le défenseur des droits humains, Mbafumoja Ghana, dénonce la gestion défaillante des axes Lwemba-Mingazi et Téturi-Étabé dans le territoire de Mambasa. Il appelle les autorités à résilier les contrats conclus avec les attributaires jugés inefficaces et à agir pour soulager les agriculteurs.
Le mauvais état des routes de desserte agricole dans la chefferie des Babila-Babombi, territoire de Mambasa, continue de susciter de vives critiques. La plus récente réaction a été enregistrée ce mercredi 10 septembre 2025. Elle émane de Mbafumoja Ghana, défenseur des droits humains, qui fustige l’inaction des responsables en charge de l’entretien de ces infrastructures.
Selon lui, les contrats conclus avec les attributaires affectés aux tronçons Lwemba-Mingazi et Téturi-Étabé devraient être annulés pour cause d’inefficacité. « Il est inacceptable que les contribuables continuent d’avancer leurs modestes contributions alors qu’aucun cantonnier n’est perceptible sur ces routes », déplore-t-il.
Ce militant des droits humains met également en garde certains députés élus de Mambasa, accusés de fermer les yeux sur les souffrances des agriculteurs et de tolérer la passivité des gestionnaires de ces routes. Il estime que leur silence contribue à prolonger le calvaire de la population locale.
Pour Mbafumoja, l’entretien des routes de desserte agricole n’est pas seulement une question de mobilité, mais aussi une condition essentielle à l’écoulement des produits vivriers et donc à la survie économique des ménages ruraux. Il plaide pour un suivi rigoureux de la gestion des fonds et des contrats afin de garantir des résultats tangibles.
La dégradation persistante de ces infrastructures continue de pénaliser les agriculteurs, dont la voix reste pourtant au cœur de la sécurité alimentaire en Ituri.
Joël Heri

