L’appel des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) aux factions des FDLR à a suscité une réaction favorable de la Belgique.
Le Vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a souligné que « l’interdiction de toute collaboration des FARDC avec les FDLR et l’imposition de sanctions sévères en cas de sa violation sont aussi cruciales ». Dans un contexte où les tensions régionales demeurent vives, Bruxelles appelle désormais à la concrétisation des engagements pris dans le cadre de l’Accord de paix de Washington, signé entre Kinshasa et Kigali sous la médiation américaine.
Cette position diplomatique traduit un soutien Européen à la dynamique de désescalade régionale, tout en insistant sur la responsabilité des deux États à traduire leurs engagements en mesures opérationnelles sur le terrain.
Selon le communiqué de l’armée Congolaise, cette orientation s’inscrit dans « la mise en œuvre de l’ordre d’opération adopté par le Comité conjoint de supervision de l’accord de Washington », qui prévoit une approche par étapes pour la neutralisation des FDLR et le désengagement progressif des forces Rwandaises.
Le département d’État Américain avait déjà rappelé que « les gouvernements de la RDC et du Rwanda ont réaffirmé leurs engagements envers l’objectif final souhaité tel que défini dans le CONOPS, qui inclut : l’éradication de la menace des FDLR en RDC, la levée des mesures défensives du Rwanda, le rétablissement de l’autorité de la RDC et la restauration de la confiance entre la RDC et le Rwanda ».
Dans un climat géopolitique marqué par la recherche de stabilité après les échecs du processus de Luanda, l’Accord de Washington et le processus de Doha apparaissent désormais comme les piliers diplomatiques majeurs pour tenter de pacifier durablement l’Est du pays.

