L’Assemblée nationale a connu mardi 21 octobre une nouvelle perturbation interne, marquée par la colère des agents administratifs réclamant l’amélioration de leurs conditions salariales. Des bureaux ont été saccagés et des documents déchirés, paralysant temporairement l’accès à la salle des plénières. La police, déployée sur les lieux, a contenu la situation sans incident majeur.
Ce mouvement exprime un profond malaise social qui s’installe dans plusieurs administrations publiques, où la lenteur dans le traitement des rémunérations alimente un sentiment d’abandon.
Cet épisode intervient dans un contexte politique sensible, alors qu’une plénière doit examiner la réintégration d’Aimé Boji, soutenu par le président Félix Tshisekedi, après sa démission du gouvernement Suminwa II. Ce dernier est pressenti pour briguer la présidence de la chambre basse, un poste laissé vacant par Vital Kamerhe.
Le climat social tendu à l’hémicycle met ainsi en lumière les défis structurels de gestion et de gouvernance publique, dans un moment où la stabilité politique demeure un enjeu majeur pour l’efficacité institutionnelle du pays.

