Dans son discours sur l’état de la Nation prononcé devant les deux chambres du Parlement réunies en congrès, le président Félix Tshisekedi a livré une analyse sévère de la crise sécuritaire à l’Est du pays.
Il a insisté pour dissiper toute confusion : « Qu’on ne s’y trompe pas ; nous ne sommes ni face à un simple conflit communautaire… Il s’agit d’une guerre d’agression par procuration visant à contester notre souveraineté ». Ce positionnement intervient dans un contexte de tensions régionales persistantes, d’enjeux miniers stratégiques et de pressions diplomatiques suite aux accords de Doha et de Washington, signés pour tenter de réduire les hostilités.
Face aux interrogations publiques sur la portée réelle de ces accords, le chef de l’État s’est montré catégorique : ils ne prévoient « aucune forme de partage de notre souveraineté » et ne représentent en rien « une amnistie déguisée des crimes perpétrés contre notre peuple ».
Pour Tshisekedi, l’État doit maintenir une ligne ferme tout en assumant pleinement les engagements internationaux pris, affirmant que « la justice suivra son cours… sans complaisance »
Son intervention remet au centre du débat les enjeux de sécurité, de souveraineté et de responsabilité politique dans un climat régional encore instable

